Aller au contenu
FinanceBloc #6905

Ordre au marché, à cours limité ou stop : lequel choisir, et ce que chacun garantit

Au marché, à cours limité, stop : chaque ordre arbitre entre le prix et l’exécution. Comment lire le carnet d’ordres, ce que vous payez vraiment, et pourquoi aucun stop n’est garanti.

BlockInfosLa rédaction

Publié
Mis à jour
Lecture
15 min
Sommaire

    L’essentiel : Un ordre au marché s’exécute tout de suite, au prix des ordres en attente : vous choisissez la quantité, pas le prix. Un ordre à cours limité fixe le pire prix accepté, mais peut ne jamais s’exécuter. Un stop attend un seuil, puis place l’un des deux : il ne garantit ni le prix ni l’exécution. Le taux ne dépend pas du type d’ordre : maker si l’ordre attend dans le carnet, taker s’il s’exécute tout de suite.

    Le carnet d’ordres en une minute

    Sur une plateforme d’échange, les ordres à cours limité en attente forment le carnet d’ordres : les offres d’achat d’un côté, celles de vente de l’autre. « Un carnet d’ordres est composé de tous les ordres à cours limité des traders », résume Kraken. L’écart (spread) sépare le meilleur vendeur du meilleur acheteur. À prix égal, le premier arrivé est servi d’abord : c’est la « price-time priority » des règles de Kraken. Pour choisir une plateforme, voyez notre comparatif des sites pour acheter du bitcoin ; si vous débutez, le parcours Crypto 101.

    Selon notre relevé du carnet BTC/EUR de Kraken le 17 octobre 2026 à 11 h 27, heure de Paris, le meilleur vendeur demandait 72 619,7 € et le meilleur acheteur offrait 72 619,6 € : 10 centimes d’écart. Chez Paymium, au même moment : 104,79 €. Notre méthode : lire les carnets publics de six plateformes par leurs interfaces de données (Kraken, Bitstamp, Bitvavo, Coinbase, OKX, Paymium), puis simuler des achats en remontant les offres en attente, frais non compris.

    L’ordre au marché : tout de suite, au prix disponible

    Un ordre au marché achète ou vend tout de suite, au meilleur prix en attente puis aux suivants, jusqu’à couvrir votre montant. L’écart entre le prix moyen obtenu et le meilleur prix affiché est le glissement (slippage). « Une erreur courante est de penser que le dernier prix négocié est ce que vous obtiendrez en plaçant un ordre au marché », prévient Kraken. Même l’exécution n’est pas garantie : les ordres au marché sont « not guaranteed executable », faute de contreparties suffisantes, selon les règles de Bitvavo.

    Kraken annule un ordre au marché « lorsque le spread atteint 2,5 à 20 % du prix du marché, en fonction de la paire de devises » (15 % pour BTC/EUR) et soumet les achats au marché à « une limite de dépense de 5 % par ordre », le reste étant annulé (protection des prix). Chez Paymium, impossible de passer des ordres « pouvant modifier le prix du marché de plus de 2 % par rapport au dernier prix ».

    L’ordre à cours limité : votre prix ou mieux, sinon rien

    Un ordre à cours limité, ou ordre limite, fixe un prix maximal à l’achat, minimal à la vente. Pour la Bourse, l’AMF y voit « le type d’ordre le plus sécurisé » ; le principe est le même ici. Sa limite : « il n’y a aucune garantie que l’ordre sera entièrement exécuté (ou exécuté du tout) » (Kraken).

    Que le prix touche votre limite ne suffit pas : les ordres arrivés avant le vôtre au même prix passent d’abord, et l’ordre peut ne s’exécuter qu’en partie. Par défaut, il reste ouvert jusqu’à son annulation (good till cancelled, GTC), chez Bitvavo comme chez OKX : il peut s’exécuter des semaines plus tard, en pleine nuit. Deux options l’empêchent d’attendre (aide d’OKX) : en « immediate or cancel » (IOC), la part exécutable tout de suite est achetée et le reste annulé ; en « fill or kill » (FOK), l’ordre passe en entier ou pas du tout.

    Une limite placée au-delà du marché s’exécute tout de suite, comme un ordre au marché, mais jamais au-delà de votre limite, et au prix des ordres en attente : « Limit Orders can be filled at prices better than their limit price », écrit Bitvavo. Exemple : un achat limité à 75 000 €, quand le meilleur vendeur demande 72 600 €, achète à 72 600 €, puis aux prix suivants si la quantité manque.

    Maker ou taker : ce n’est pas le type d’ordre qui décide

    Les plateformes facturent deux taux. Le taux maker (teneur) s’applique à un ordre qui attend dans le carnet ; le taux taker (preneur), à un ordre exécuté tout de suite contre un ordre en attente. « If matched immediately, the Limit order is a taker order », précise Bitvavo.

    Un ordre au marché paie donc toujours le taker ; un ordre limite aussi, s’il s’exécute à son arrivée, et il peut être « en partie un ordre de teneur et en partie un ordre de preneur » (Coinbase). L’option « post only » garantit le maker : l’ordre est annulé (rejeté en entier chez Coinbase) s’il devait s’exécuter tout de suite. Passer ou annuler un ordre ne coûte rien chez Kraken comme chez Coinbase : seule la partie exécutée paie.

    PlateformeMaker : l’ordre attendTaker : exécuté tout de suiteSur 1 000 € (maker / taker)
    Kraken Pro0,40 %0,80 %4 € / 8 €
    Coinbase Advanced0,25 %0,50 %2,50 € / 5 €
    Bitvavo0,15 %0,25 %1,50 € / 2,50 €
    OKX (compte « spot only »)0,10 %0,20 %1 € / 2 €
    Paymium (BTC-EUR, ordres limités ; « ordres au marché » : 1,49 %)0,40 %0,60 %4 € / 6 €
    Revolut X0 %0,09 %0 € / 0,90 €
    Bitpanda Fusion0,25 %0,25 % (taux unique)2,50 €
    Premier palier (volume des 30 derniers jours le plus bas), grilles lues le 17 octobre 2026 ; Coinbase : taux de l’Union européenne annoncés le 16 septembre 2026. Bitstamp, qui change de grille le 21 octobre 2026, n’y figure pas. Écart et glissement non compris.

    Ce que coûtent 1 000 € de bitcoin selon l’ordre

    Sur le bitcoin, chez les grandes plateformes, le glissement est minime : selon notre relevé du 17 octobre 2026 à 11 h 27, heure de Paris, un achat de 1 000 € au marché aurait coûté au plus 5 centimes de plus que le meilleur prix affiché chez Kraken, Bitstamp, Bitvavo, OKX et Coinbase. La commission pèse bien plus : de 2 à 8 € au taux taker du tableau précédent. Sur BTC/EUR, le choix de l’ordre compte surtout pour le taux.

    PlateformeÉcart entre meilleur vendeur et meilleur acheteurSurcoût d’un achat de 1 000 € au marché
    Kraken0,10 €0 €
    Bitstamp0,23 €0 €
    Bitvavo1 €0 €
    OKX7,60 €moins d’un centime
    Coinbase9,02 €environ 5 centimes
    Paymium104,79 €environ 4,50 €
    Selon notre relevé des carnets BTC/EUR le 17 octobre 2026 à 11 h 27, heure de Paris, bitcoin à environ 72 600 € ; surcoût mesuré par rapport au meilleur vendeur, frais non compris. Un instantané d’un samedi matin calme, qui ne vaut pas pour un autre moment.

    « Aucune spread n’est inclus avec Coinbase Advanced », écrit Coinbase (aide sur les frais) : elle n’ajoute pas de marge au prix. Le carnet a pourtant un écart entre vendeurs et acheteurs : 9,02 € à 11 h 27 et 16,34 € à 12 h 03, selon notre relevé.

    Chez Paymium, à 11 h 27, les deux premiers vendeurs ne proposaient que 12,57 € et 96,76 € de bitcoin : un achat de 1 000 € au marché remontait jusqu’au vendeur suivant, environ 0,5 % plus cher. Prix moyen : 73 008,70 €, soit 4,53 € de glissement, et plus de 0,5 % au-dessus du meilleur prix de Kraken au même moment.

    Sur une petite crypto, tout change. À 11 h 27, Bitvavo n’avait que 368 € de DigiByte (DGB) en vente à moins de 1 % du meilleur prix, et 2 350 € s’en étaient échangés en 24 heures. Un achat de 1 000 € au marché l’aurait payé 3,86 % au-dessus du meilleur prix : environ 37 € de glissement, pour 2,50 € de commission (calcul théorique : les protections de la plateforme peuvent couper un tel ordre). Sur ce genre de paire, nous déconseillons l’ordre au marché.

    Les ordres stop : un seuil, puis un ordre

    Un ordre stop attend que le prix atteigne un seuil, le prix de déclenchement, puis place un ordre au marché (stop market, l’ordre « à seuil de déclenchement » du guide de l’AMF) ou à cours limité (stop limit, l’ordre « à plage de déclenchement »). Le stop loss vend si le prix baisse ; le take profit vend s’il monte jusqu’à votre objectif.

    Le stop au marché vend plus sûrement, mais à un prix inconnu : « vous ne maîtrisez pas le cours d’exécution. Il est particulièrement risqué s’il concerne des valeurs peu liquides ou en cas de forte volatilité », prévient l’AMF. Le stop limite fixe un plancher, mais peut ne pas vendre. Exemple de Bitvavo : déclenchement à 28 000 €, limite à 27 500 € ; si le prix tombe d’un coup à 27 000 €, l’ordre « will not be filled ». Bitvavo conseille un petit écart entre les deux prix.

    Un stop reste en général invisible dans le carnet jusqu’à son déclenchement, et Coinbase n’accepte que le stop limite (règles de Coinbase, 1.53 et 1.54). Le seuil se mesure le plus souvent sur le dernier prix échangé sur la plateforme ; Kraken et OKX proposent aussi un prix d’indice. Avec ce déclencheur, chez Kraken, une chute survenue sur sa seule plateforme, alors que « le prix du marché dominant » reste plus haut, ne déclenche pas l’ordre.

    L’ordre OCO (« un ordre annule l’autre ») associe un take profit et un stop loss : quand l’un est déclenché, « il annule automatiquement l’autre ordre » (Kraken). Le stop suiveur (trailing stop) suit le prix à la hausse : avec un écart de 5 %, placé quand le bitcoin vaut 20 000 $, il se déclenche à 20 900 $ si le prix a d’abord monté jusqu’à 22 000 $ (exemple de Kraken).

    Un stop ne garantit rien : ce qu’ont montré 2017 et 2025

    « In extreme market conditions, stop order may not be triggered immediately. Once successfully triggered, the subsequent limit order might not execute », écrit OKX. Pour Coinbase, « l’exécution d’un ordre stop-limite n’est pas garantie ».

    Aucun coupe-circuit automatique n’arrête non plus le marché : Kraken « does not employ the use of automated circuit breakers to halt trading » (ses règles), et Coinbase n’en utilise pas davantage, même si elle peut suspendre le trading à sa discrétion. Pendant une maintenance, chez Kraken, « cancellations are unavailable » : à la reprise, le prix peut être loin de votre seuil.

    Le 21 juin 2017, sur GDAX, la plateforme de Coinbase de l’époque, un ordre de vente au marché de plusieurs millions de dollars a fait glisser l’ether de 30 %, à 224 $. La chute a déclenché « 800 stop loss orders and margin liquidations », qui l’ont poussé jusqu’à 0,10 $, rapporte TechCrunch ; GDAX a ensuite dédommagé les clients touchés.

    Le vendredi 10 octobre 2025, la menace d’un droit de douane supplémentaire de 100 % sur les importations chinoises a déclenché des ventes massives (CNN) : plus de 19 milliards de dollars de positions à effet de levier liquidées en une journée environ, selon FTI Consulting. Ce jour-là, la profondeur du carnet du bitcoin au meilleur prix a fondu « by more than 90% on key venues », et les écarts sont passés de moins d’un dixième de pour cent à plus de 10 % « at the extremes » (FTI Consulting). Sur Binance, faute d’acheteurs, des ventes se sont exécutées contre d’anciens ordres à cours limité restés ouverts (« as far as 2019 »), et des jetons comme IOTX et ATOM ont brièvement chuté, selon Binance, citée par Finance Magnates.

    La leçon : un stop limite une perte dans un marché qui baisse pas à pas, pas dans un marché qui saute.

    Pas de carnet dans votre appli : qui est en face ?

    Beaucoup d’applis n’affichent qu’un prix et un bouton « Acheter » : derrière, pas toujours de carnet, et un prix qui comprend souvent un écart fixé par le service, en plus des frais.

    • Coinbase, ordres simples : exécutés par Coinbase sur le carnet de Coinbase Exchange et par une mise en concurrence de fournisseurs de liquidité (politique d’exécution) ; « Coinbase inclut un spread dans le prix indiqué » ; un ordre limite simple paie des frais d’exécution de 1 % du montant, et Coinbase « peut également facturer des frais Coinbase de 1,875 % (varient selon le moyen de paiement) » (frais).
    • Kraken, achat instantané : 1 % de frais, et « le prix affiché comprend un spread » (grille de Kraken) ; le carnet est dans Kraken Pro.
    • Bitvavo, prix garanti : un prix ferme pendant 5 secondes, proposé par un autre participant, qui peut inclure « a compensation (spread) » ; l’ordre compte comme taker (règles, 7.1 et 7.2).
    • Bitpanda Fusion : un carnet s’affiche, mais Bitpanda est « la seule contrepartie contractuelle » et « ne propose pas de système de trading multilatéral » (Bitpanda).
    • Paymium, hors BTC-EUR : pas de carnet, un « service d’échange (courtage) » dont le prix « peut inclure une marge » (aide de Paymium).
    • Trade Republic : « Les transactions en cryptos dans l’application sont toujours exécutées avec des ordres au marché » (aide).

    Ce que la loi impose, et ce qu’elle ne garantit pas

    Pour vérifier qu’une plateforme a le droit de vous servir, voyez notre article sur MiCA. Le règlement MiCA demande aux plateformes de négociation des règles « claires et transparentes » et des systèmes capables de « rejeter les ordres qui dépassent des seuils de volume et de prix prédéterminés ou sont clairement erronés » (article 76). Le prestataire qui exécute vos ordres doit chercher « le meilleur résultat possible », sauf « instructions spécifiques » de votre part (article 78). Selon notre lecture, aucun de ces articles ne garantit un prix ni l’exécution d’un stop.

    Lequel choisir : nos conseils, cas par cas

    • Petit achat de bitcoin ou d’ether sur une grande plateforme : l’ordre au marché convient ; un ordre limite en « post only » paie moins s’il passe. Pour des achats réguliers, voyez notre article sur le DCA.
    • Petite crypto, carnet mince ou grosse somme : à cours limité, après avoir regardé le carnet, en plusieurs fois si les offres en attente sont minces.
    • Limiter une perte : un stop limite avec un petit écart entre seuil et limite, en sachant qu’il peut ne pas vendre ; un stop au marché vendra plus sûrement, à un prix inconnu.
    • Vos ordres ouverts : passez-les en revue et annulez ceux dont vous ne voulez plus.

    Notre avis : l’ordre à cours limité est le bon réflexe dès que le montant ou la crypto sortent de l’ordinaire, parce qu’il fixe le pire prix accepté. Le stop est un outil, pas une assurance : il ne remplace pas une mise que vous pouvez vous permettre de perdre.

    Robots et copie de traders : prudence

    L’AMF a mis en garde, en mars 2023, contre des offres de trading sur le marché des devises, aux dépôts et retraits en cryptos, promettant « 5 % à 15 % par mois » grâce à un « robot de trading automatique », via un courtier « nullement autorisé à proposer ce type de services à un public français ». Quant au « copy trading », MiCA ne le définit pas : le prestataire doit le qualifier au cas par cas pour savoir quel agrément il lui faut (ESMA, avril 2025). Avant de confier vos ordres à qui que ce soit, lisez notre guide des arnaques crypto.

    Impôts : l’ordre ne change rien, la vente si

    Passer ou annuler un ordre ne crée pas d’impôt : l’article 150 VH bis du CGI vise la cession. Une vente contre des euros est imposable si vos cessions de l’année dépassent 305 € ; un échange entre cryptos sans soulte ne l’est pas l’année de l’échange. Les frais d’une vente se déduisent, sur justificatifs, du prix de cession. Le calcul est dans notre article sur les impôts crypto.

    Questions fréquentes

    J’achète 50 € de bitcoin chaque mois : quel ordre choisir ?

    Sur une grande plateforme, un ordre au marché suffit : selon notre relevé du 17 octobre 2026, le glissement ne dépassait pas quelques centimes pour 1 000 € de bitcoin chez Kraken, Bitstamp, Bitvavo, OKX et Coinbase. Ce qui compte, c’est le mode d’achat : chez Kraken, l’achat instantané coûte 1 % plus un écart, un ordre dans Kraken Pro 0,40 à 0,80 %.

    Le prix a touché ma limite, mais mon ordre ne s’est pas exécuté : pourquoi ?

    Le plus souvent, d’autres ordres au même prix étaient arrivés avant le vôtre, et les contreparties se sont épuisées avant lui. S’il est valable jusqu’à annulation (GTC), votre ordre reste ouvert : il peut s’exécuter si le prix revient à votre limite.

    J’ai passé un ordre à cours limité et payé le taux taker : est-ce une erreur ?

    Non. Votre limite permettait d’acheter ou de vendre tout de suite, contre des ordres en attente : l’ordre paie alors le taker. Pour être sûr de payer le maker, cochez « post only » : l’ordre sera annulé plutôt que de s’exécuter à son arrivée.

    Un stop loss me garantit-il de ne pas perdre plus de 10 % ?

    Non. Un stop au marché vend au prix disponible une fois le seuil franchi, parfois bien plus bas lors d’une chute brutale ; un stop limite peut ne pas vendre du tout. Aucune des règles de plateformes que nous avons lues ne garantit un prix de sortie.

    Mes ordres restent-ils actifs la nuit et le week-end ?

    Oui. Les plateformes d’échange fonctionnent en général jour et nuit, hors maintenance, et un ordre à cours limité reste ouvert jusqu’à son annulation par défaut chez Bitvavo et OKX.

    Annuler un ordre coûte-t-il quelque chose ?

    Non : chez Kraken comme chez Coinbase, seule la partie exécutée paie. Mais tant qu’un ordre est ouvert, les euros ou les cryptos qu’il engage sont bloqués. Et sur Revolut X, un ordre au marché ne peut pas être annulé une fois créé.

    Fin du bloc #6905

    La rédaction BlockInfos

    Nous rendons les cryptomonnaies accessibles, compréhensibles et utiles pour tous. Une erreur dans cet article ? Signalez-la, nous corrigeons rapidement.