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Test & avis · Exchange

Bloc #6673

Bitvavo : avis et guide complet

Publié le Mis à jour le 14 min de lecture

Sommaire

    L’essentiel : Bitvavo, la grande plateforme néerlandaise, est agréée MiCA depuis juin 2025 et sert la France par le passeport européen. Ses atouts : 0,15 % à 0,25 % de frais au premier palier, moins que Coinbase Advanced et Kraken Pro, et environ 450 cryptos. Ses limites : pour un Français, les euros déposés deviennent des jetons comme l’EURC, sans parité garantie ; staking, prêt et marge échappent à MiCA ; la direction a été secouée en 2025. Bien pour acheter peu cher, moins pour garder.

    Bitvavo en bref

    Bitvavo
    SociétéBitvavo B.V., Amsterdam (Pays-Bas), fondée en 2018
    Agrément MiCAAFM (Pays-Bas), 26 juin 2025 ; en France par passeport depuis le 14 juillet 2025
    CryptosEnviron 450, dont USDC et EURC ; pas d’USDT
    Vos euros (France)Convertis en jetons de monnaie électronique, comme l’EURC
    Frais d’achat0,15 % (ordre à cours limité) et 0,25 % (au marché) au premier palier
    EurosVirement SEPA et retrait gratuits ; carte, Apple Pay, Google Pay, PayPal : 1 %
    SupportChat et e-mail ; conseillers de 7 h à 23 h, 7 j/7 ; pas de téléphone
    DéclarationFormulaire 3916-bis (compte aux Pays-Bas)
    Relevé du 4 octobre 2026.

    Bitvavo revendique, sur sa page de présentation, plus de 2 millions d’utilisateurs actifs et plus de 10 milliards d’euros échangés chaque mois. Selon une étude de Kaiko, payée par Bitvavo et publiée en juin 2026, elle a traité 44 % du volume mondial des achats et ventes de cryptos contre l’euro sur 2025 et 2026. Son accueil affichait 453 cryptos le 4 octobre 2026, dès 5 € par ordre, depuis une vue simple ou la Plateforme Pro, avec carnet d’ordres. Le catalogue bouge : Bitvavo retire souvent des cryptos de la cote, dont l’USDT le 31 janvier 2025.

    Bitvavo est-il légal en France ?

    Oui. Bitvavo B.V. est agréée MiCA par l’AFM, le régulateur des Pays-Bas, depuis le 26 juin 2025 (registre de l’ESMA), pour la garde de vos cryptos, l’exploitation d’une plateforme de négociation (le carnet d’ordres) et les transferts. Sa fiche sur la liste blanche de l’AMF date du 14 juillet 2025 le début de ses services en France, par passeport européen ; le même jour, son ancien enregistrement de PSAN a été radié pour « caducité pour cause de décision d’agrément MiCA ».

    Pour le vérifier vous-même, cherchez « Bitvavo B.V. » sur la liste blanche de l’AMF : la bonne mention est « Agrément MiCA », avec le statut « Agréé ». Les plateformes agréées dans un autre pays de l’Union y figurent aussi, au titre du passeport européen ; le registre de l’ESMA les recense toutes. Méfiez-vous des sites qui imitent la plateforme : la liste noire de l’AMF recense les plus actifs.

    Tout n’est pas couvert. Selon sa divulgation des risques, staking, prêt, marge et garantie de prix « ne sont pas réglementés en vertu du Règlement MiCA ». Le prêt et la marge relèvent de Bitvavo Custody B.V., qui « n’est pas soumise à la surveillance de l’AFM ou d’aucune autre autorité ». Et aucun fonds de garantie des dépôts ni d’indemnisation des investisseurs ne couvre vos avoirs.

    Vos euros deviennent des jetons : le point à comprendre

    C’est la particularité de Bitvavo pour un Français, écrite dans l’annexe pour la France du contrat d’utilisation (version du 29 avril 2026). Quand vous déposez des euros, Bitvavo vous fait acheter un jeton de monnaie électronique, « comme l’EURC, qui est un Actif numérique adossé à un montant équivalent d’actifs libellés en EUR ». Votre solde « en euros » est un solde de ces jetons. Les résidents allemands, eux, gardent leurs euros sur un compte en fiducie chez Sutor Bank, selon une autre annexe.

    Le contrat le dit en toutes lettres : Bitvavo « n’est pas l’émetteur de ces Actifs numériques, ne détient pas d’euros en réserve » pour leurs détenteurs et « ne garantit pas que ces Actifs numériques conserveront toujours un ratio 1:1 par rapport à l’euro ». Une demande de retrait « est considérée être une instruction pour placer un Ordre de marché afin de vendre » vos jetons. Ce que cela change :

    • Pas de garantie des dépôts : ce ne sont pas des dépôts bancaires.
    • Un risque de parité, faible mais réel. L’émetteur du jeton doit le rembourser « au pair » (règlement MiCA, article 49), mais vous, vous vendez au prix du marché : si le jeton décroche, la perte est pour vous. Le 11 mars 2023, l’USDC, l’équivalent en dollars de l’EURC, est tombé sous 0,87 $ quand une partie de ses réserves a été bloquée dans une banque en faillite.
    • Des frais possibles. Le contrat permet de facturer chaque achat de ces jetons « des frais proportionnels aux frais publiés au titre du financement du Compte » ; la grille ne dit pas ce que coûte leur vente lors d’un retrait.
    • Un effet fiscal à surveiller. Vos ventes « en euros » sont en droit des échanges contre ces jetons, et vos retraits des ventes de jetons ; le moment où l’impôt tombe pourrait en dépendre. Nous n’avons trouvé aucune position officielle : gardez tout l’historique et, au moindre doute, faites-vous conseiller.

    Notre conseil : ne laissez pas dormir de gros soldes « en euros » chez Bitvavo.

    Les frais de Bitvavo en 2026

    Chiffres de la grille officielle en français, relevée le 4 octobre 2026.

    Le carnet d’ordres : 0,15 % à 0,25 %

    Volume sur 30 joursOrdre à cours limité (maker)Ordre au marché (taker)
    Moins de 100 000 €0,15 %0,25 %
    100 000 € et plus0,10 %0,20 %
    250 000 € et plus0,09 %0,18 %
    1 million d’€ et plus0,05 %0,14 %
    Paires contre l’euro ; les paliers descendent jusqu’à 0 % / 0,02 % au-delà de 100 millions d’euros.

    Au palier d’entrée, c’est nettement moins que Coinbase Advanced (0,25 % et 0,50 %) et Kraken Pro (0,40 % et 0,80 %). Les paires contre l’USDC coûtent 0,05 %.

    Prix garanti et Convert : un écart non publié

    L’ordre à prix garanti tient le prix 5 secondes, contre un écart que le teneur de marché ajoute sans le chiffrer. Certaines cryptos peu échangées ne s’échangent plus que de cette façon. Convert, l’échange d’une crypto contre une autre, passe aussi par un prix garanti, face à Inveniam, une société du groupe. Pour savoir ce que vous payez, préférez la Plateforme Pro.

    Euros et cryptos : dépôts et retraits

    OpérationFrais
    Dépôt par virement SEPAGratuit
    Dépôt par carte, Apple Pay, Google Pay ou PayPal1 %
    Retrait en eurosGratuit
    Retrait de bitcoins0,000017 BTC
    Retrait d’ethers0,00029 ETH
    Grille du 4 octobre 2026 ; les frais de retrait de cryptos varient avec le réseau.

    Selon le centre d’aide, « pour les résidents de la France et de l’Espagne, les frais de dépôt ont été modifiés le 17 août 2026 », sans dire comment : vérifiez le montant affiché avant chaque dépôt. Apple Pay coûte 1 % depuis août 2026. Et sans un premier virement SEPA, aucun retrait n’est possible.

    Exemple : acheter 500 € de bitcoin

    ParcoursFrais de Bitvavo
    Virement SEPA, puis ordre à cours limité exécuté0,75 €
    Virement SEPA, puis ordre au marché1,25 €
    Dépôt par carte, puis ordre au marché≈ 6,25 €
    Virement SEPA, puis ordre à prix garanti1,25 € + écart non publié
    Calcul d’après la grille du 4 octobre 2026, au premier palier, hors frais de dépôt propres à la France s’il y en a.

    Le même achat au marché coûte 2,50 € sur Coinbase Advanced et 4 € sur Kraken Pro. Le bon réflexe : virement SEPA, puis ordre à cours limité sur la Plateforme Pro.

    Staking, prêt, marge, Web3 : ce qui échappe à MiCA

    Staking et prêt, parfois imposé

    Avec Earn, Bitvavo propose du staking sur plus de 65 actifs, flexible ou bloqué 30 jours, et du prêt de cryptos à des professionnels. Au 7 septembre 2026, l’ether rapportait 2,00 % par an bloqué, 0,50 % en flexible. Selon sa politique tarifaire, Bitvavo garde 10 à 40 % du rendement du réseau en staking bloqué, 50 à 80 % en flexible.

    Le point qui fâche : pour un petit nombre de cryptos peu échangées, le prêt est requis. Acheter ces « cryptos prêtées automatiquement », c’est accepter qu’elles soient prêtées tant que leur marché reste peu actif ; on n’en sort qu’en les vendant ou en les retirant. Vous portez alors le risque de l’emprunteur, sans la protection de MiCA. Fin 2022, Bitvavo n’avait plus accès à 280 millions d’euros placés chez le prêteur Genesis pour son staking, tout en assurant que ses services et les retraits continuaient.

    Vente à découvert et marge : du levier

    Depuis février 2026, Bitvavo permet de vendre à découvert plus de 15 actifs. Pour le levier, ses messages divergent : « jusqu’à 10x » sur son accueil et dans un article du 8 juillet 2026, « jusqu’à 5x », « en cours de déploiement », dans son centre d’aide du 3 octobre. Nous ne savons pas ce qui est ouvert à un résident français. À 0,0023 % d’intérêts par heure, environ 20 % par an, c’est un produit pour spécialistes.

    Portefeuille Web3 : une société des Bermudes

    Le portefeuille Web3, lancé le 22 septembre 2026, ouvre depuis l’application plus de 15 000 actifs sur plusieurs réseaux, avec une clé privée à vous. Mais il est fourni par Vavo Web3 Ltd, une société des Bermudes, hors de MiCA.

    Sécurité : ce que fait Bitvavo, ce que vous devez faire

    Selon sa page Sécurité, Bitvavo garde « la grande majorité » des cryptos hors ligne, chez deux gardiens « assurés jusqu’à 755 millions de dollars », et les avoirs des clients sont détenus par une fondation distincte, à l’abri d’une faillite. Sa preuve de réserves, contrôlée par le cabinet The Network Firm, couvrait au 31 mars 2026 au moins 100 % des avoirs des clients sur 12 cryptos et 113 % sur l’euro ; elle est « mise à jour tous les ans », quand Kraken le fait chaque trimestre.

    Le contrat ajoute une garantie de compte « pilote » : jusqu’à 100 000 €, une fois par client, si un tiers vide votre compte, hameçonnage et négligence grave exclus. Ce n’est pas une assurance.

    Nous n’avons trouvé aucun piratage ayant coûté des fonds aux clients. Les données, elles, ont fui : en septembre 2022, celles de 8 utilisateurs ont été visibles par d’autres pendant 15 minutes ; et Bitvavo a confirmé à Cybernews, en octobre 2025, que sa direction avait accès aux données des clients jusqu’au printemps 2024. De votre côté :

    1. la double authentification est obligatoire : choisissez l’application d’authentification, exigée pour retirer des cryptos, et gardez le code de récupération hors ligne ;
    2. attendez-vous à un blocage de 24 heures des retraits de cryptos après un changement de mot de passe, de 2FA, de téléphone ou d’e-mail : c’est une protection ;
    3. Bitvavo n’envoie jamais de SMS vous demandant d’appeler un numéro : un tel message est une arnaque ;
    4. retirez ce que vous gardez longtemps vers un portefeuille matériel (le détail : sécuriser son compte en 7 étapes).

    L’application et le service client

    L’application est notée 4,6 sur 5 sur l’App Store français, sur 191 notes seulement, et 4,2 sur 5 sur Google Play (27 400 avis), au 4 octobre 2026. Les achats récurrents, au tarif d’un ordre au marché, ne se créent que dans l’application ; l’export de l’historique, utile pour les impôts, que sur le site.

    Le support répond par chat, d’abord par un assistant IA, « Vavo », à toute heure, puis par des conseillers de 7 h à 23 h, 7 jours sur 7, et par e-mail. Pas de téléphone. Les réclamations se font en français ; Bitvavo vise une réponse sous 10 jours ouvrables, deux mois au plus. Ensuite, aucun médiateur : le seul recours indiqué est le tribunal.

    Ce qui coince

    D’abord la direction. Le 4 juillet 2025, son cofondateur et directeur général, Mark Nuvelstijn, a quitté ses fonctions avec effet immédiat, en évoquant « une question du passé liée à [ses] placements privés ». Selon la NOS, l’audiovisuel public néerlandais, qui reprend le Financieele Dagblad, il lui était reproché d’avoir trompé les contrôles anti-blanchiment de sa banque et cherché à profiter d’informations privilégiées dans ces placements ; Bitvavo a ouvert une enquête interne. Son issue n’est pas connue. Le 2 septembre 2026, Bitvavo a annoncé une réorganisation : 94 postes supprimés selon des sources de la radio BNR, chiffre que l’entreprise « ne dément pas ».

    • Des pannes : trois incidents sur le trading de cryptos et deux sur la connexion entre juillet et septembre 2026, selon sa page de statut ; une panne générale de cinq heures en novembre 2023.
    • Aucun médiateur en cas de litige, et pas de téléphone.

    Ouvrir un compte Bitvavo

    1. Vérifiez les conditions : 18 ans, résider en France, un seul compte par personne.
    2. Créez le compte sur bitvavo.com ou dans l’application, puis vérifiez votre identité : carte d’identité au format carte, passeport ou titre de séjour ; l’ancienne carte papier est refusée.
    3. Donnez vos informations fiscales, exigées à l’inscription depuis janvier 2026.
    4. Activez la double authentification par application.
    5. Faites un premier virement SEPA depuis un compte à votre nom : sans lui, aucun retrait n’est possible.
    6. Achetez sur la Plateforme Pro, avec un ordre à cours limité, puis retirez vers votre propre portefeuille ce que vous gardez longtemps.

    Les retraits sont plafonnés à 25 000 € par 24 heures, euros et cryptos cumulés ; au-delà, Bitvavo demande l’origine des fonds.

    Impôts : ce qu’il faut déclarer

    Acheter des cryptos sur Bitvavo n’est pas imposé, les échanger entre elles non plus. L’impôt tombe quand vous les revendez contre des euros ou payez un bien ou un service avec : la plus-value est alors taxée à 31,4 % (12,8 % d’impôt et 18,6 % de prélèvements sociaux), sauf si le total de vos cessions de l’année ne dépasse pas 305 €.

    • Formulaire 3916-bis : votre compte Bitvavo est ouvert aux Pays-Bas. Il se déclare chaque année avec la déclaration de revenus, même sans aucune vente. Un oubli coûte 750 € d’amende par compte, 1 500 € si leur valeur a dépassé 50 000 € à un moment de l’année (BOFiP).
    • Formulaire 2086 pour calculer la plus-value de l’année ; le résultat se reporte sur la déclaration de revenus.
    • DAC8 : depuis le 1er janvier 2026, les plateformes agréées dans l’Union collectent vos opérations pour l’administration fiscale ; les premiers échanges entre administrations ont lieu en 2027. Le détail : DAC8 et CARF : ce que vos exchanges déclarent au fisc.

    Source : impots.gouv.fr. Ce rappel ne remplace pas l’avis d’un professionnel.

    Bitvavo ne fournit pas de rapport fiscal, seulement un export de vos opérations et un relevé de solde annuel. Et son article sur la France annonce encore 30 % d’imposition : le taux est de 31,4 % selon impots.gouv.fr.

    Bitvavo ou une autre plateforme ?

    Pour garder des euros en euros et une sécurité de premier rang, Kraken, agréée en Irlande, reste notre référence, même si Kraken Pro coûte plus cher. Coinbase est le bon compromis pour un premier achat. Pour un catalogue large, Bitpanda (Autriche) et OKX (Malte) sont agréées MiCA ; pour glisser un peu de bitcoin à côté de ses ETF, Trade Republic. Le comparatif : les meilleurs sites pour acheter du Bitcoin en France.

    Notre avis

    Bitvavo fait une chose mieux que Kraken et Coinbase : vendre des cryptos en euros pour pas cher. 0,25 % au marché au premier palier, virements et retraits en euros gratuits, environ 450 cryptos : pour acheter régulièrement sur un carnet d’ordres, c’est la moins chère des trois.

    Mais pour un Français, vos euros y sont des jetons sans parité garantie, quelques cryptos ne s’achètent qu’en acceptant qu’elles soient prêtées, et la plateforme pousse des produits hors MiCA, de la marge au portefeuille Web3 des Bermudes, sous une direction secouée en 2025. Pour garder des avoirs, nous lui préférons Kraken et Coinbase. Bitvavo reste un bon outil pour acheter, à condition de retirer ensuite vers votre propre portefeuille.

    Questions fréquentes

    Bitvavo est-il autorisé en France ?

    Oui. Bitvavo B.V. est agréée MiCA aux Pays-Bas depuis le 26 juin 2025 et sert la France par le passeport européen : elle figure sur la liste blanche de l’AMF.

    Mes euros sont-ils en sécurité sur Bitvavo ?

    Pour un Français, ce ne sont pas des euros mais des jetons « comme l’EURC », dont Bitvavo ne garantit pas la parité. Aucune garantie des dépôts ne les couvre, et un retrait est une vente de ces jetons au marché.

    Combien coûte un achat de 500 € de bitcoin sur Bitvavo ?

    Après un virement SEPA gratuit : 1,25 € au marché, 0,75 € à cours limité, au premier palier. Un dépôt par carte ajoute 5 €.

    Le staking de Bitvavo est-il couvert par MiCA ?

    Non : staking, prêt et marge ne sont pas réglementés par MiCA, selon Bitvavo elle-même. Le prêt et la marge relèvent de Bitvavo Custody, qu’aucune autorité ne supervise.

    Faut-il déclarer son compte Bitvavo aux impôts ?

    Oui, chaque année, sur le formulaire 3916-bis : le compte est tenu aux Pays-Bas. Les plus-values se déclarent sur le 2086.

    Bitvavo a-t-il un numéro de téléphone ?

    Non : chat et e-mail seulement. Bitvavo ne demande jamais votre mot de passe ni votre code 2FA.

    Conclusion

    Notre verdict

    Bitvavo, la grande plateforme néerlandaise agréée MiCA, est la moins chère des trois grandes pour acheter en euros sur un carnet d’ordres : 0,25 % au marché au premier palier, et environ 450 cryptos. Mais pour un Français, les euros déposés deviennent des jetons dont Bitvavo ne garantit pas la parité, plusieurs produits échappent à MiCA, et sa direction a été secouée en 2025.

    • Note globale

      3,7/5

      La moins chère des grandes plateformes agréées MiCA pour acheter en euros sur un carnet d’ordres, avec environ 450 cryptos. Mais un Français y détient des jetons au lieu d’euros, sans parité garantie, quelques cryptos sont prêtées d’office et la direction a été secouée : pour garder des avoirs, nous lui préférons Kraken et Coinbase.

    • Facilité d’utilisation

      4,0/5

      Achat dès 5 €, vue simple ou Plateforme Pro, achats récurrents et Convert, site et application en français. Mais le parcours se complique : euros convertis en jetons, cryptos peu échangées qui ne s’achètent qu’à prix garanti, prêt imposé sur quelques-unes, documents fiscaux sur le site seulement.

    • Performances

      4,0/5

      Environ 450 cryptos et plus de 440 paires en euros, sur un carnet d’ordres parmi les plus actifs en euros selon une étude payée par Bitvavo. Mais sa page de statut relève trois incidents sur le trading de cryptos et deux sur la connexion entre juillet et septembre 2026, et des cryptos quittent souvent la cote.

    • Application mobile

      4,0/5

      Notée 4,6 sur l’App Store français (191 notes seulement) et 4,2 sur Google Play (27 400 avis), l’application réunit achat, achats récurrents, Earn, marge et portefeuille Web3. Mais l’export de l’historique et le relevé annuel, utiles pour les impôts, ne se font que sur le site.

    • Frais de trading

      4,0/5

      Au premier palier, 0,15 % en ordre à cours limité et 0,25 % au marché, moins que Coinbase Advanced et Kraken Pro ; virement SEPA et retrait en euros gratuits, carte à 1 %. Restent un écart non chiffré sur le prix garanti et Convert, et des frais de dépôt modifiés pour la France en août 2026 sans détail publié.

    • Sécurité

      3,5/5

      Agrément MiCA, cryptos surtout hors ligne chez deux gardiens assurés, fondation distincte, preuve de réserves et double authentification obligatoire. Mais vos euros sont des jetons sans parité garantie, le prêt et la marge relèvent d’une société non supervisée, et le cofondateur a quitté la direction en 2025, mis en cause par la presse pour ses placements privés.

    • Service client

      3,0/5

      Assistant IA à toute heure, conseillers par chat de 7 h à 23 h, 7 jours sur 7, e-mail, et une procédure de réclamation en français aux délais écrits. Mais pas de téléphone et aucun médiateur : après la réclamation, seul le tribunal reste.