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SécuritéBloc #6789Crypto 101 · étape 6

Arnaques crypto : les reconnaître, et que faire si vous êtes victime

Faux placements, faux conseillers, faux supports, faux « récupérateurs » de fonds : comment reconnaître une arnaque crypto, vérifier un site avant de payer, et que faire si vous êtes victime.

BlockInfosLa rédaction

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Sommaire

    L’essentiel : Une arnaque crypto ne pirate rien : l’escroc vous convainc d’envoyer vous-même votre argent ou vos cryptos, vers une fausse plateforme, un faux conseiller ou un faux « récupérateur ». Trois signes suffisent à s’arrêter : un inconnu qui vous contacte, un gain promis sans risque, une urgence. Avant de payer, vérifiez les listes de l’AMF. Victime ? Ne payez plus rien, prévenez votre banque, gardez les preuves et portez plainte : seule la justice peut faire saisir les fonds.

    Ce premier article de l’étape « Se protéger » du parcours Crypto 101 suit notre guide du portefeuille matériel : vos cryptos sont rangées, reste à ne pas les donner. Il traite des escroqueries, où l’on vous fait payer de votre plein gré. Les pièges techniques (faux sites, signatures piégées, logiciels espions) sont dans l’article suivant, Phishing et drainers.

    Arnaque ou piratage : la différence qui change tout

    Le droit français appelle escroquerie le fait de tromper une personne, par un faux nom, une fausse qualité ou des « manœuvres frauduleuses », pour qu’elle remette des fonds ou un bien. L’article 313-1 du Code pénal la punit de cinq ans de prison et de 375 000 € d’amende, davantage quand l’escroc se fait passer pour un policier ou agit en bande organisée.

    Ce qui change tout : c’est vous qui envoyez l’argent, et un virement ordonné ou une transaction signée ne s’annulent pas d’un clic. Tout se joue avant le paiement.

    Le phénomène est massif. En décembre 2024, l’AMF, l’ACPR et le parquet de Paris notaient que les arnaques étaient « fortement concentrées sur les crypto-actifs » depuis le second semestre 2023, et le parquet estimait le préjudice des escroqueries financières à au moins 500 millions d’euros par an en France. En 2025, l’AMF et l’ACPR ont inscrit 1 351 nouveaux noms sur leurs listes noires ; les faux placements y portent « majoritairement » sur les crypto-actifs et le Forex (rapport du Pôle commun ACPR-AMF). Cybermalveillance.gouv.fr a reçu 6 000 demandes d’assistance pour de faux placements en 2025, 277 % de plus qu’en 2024.

    Idée reçue : seuls les plus âgés se feraient piéger. Dans une enquête menée pour l’AMF en septembre 2024, 45 % des victimes probables étaient des hommes de moins de 35 ans, et le sentiment de « s’y connaitre en matière de placements » faisait partie des traits des victimes.

    Les faux placements : des gains qui n’existent que sur l’écran

    C’est l’une des formes les plus répandues. Tout commence par une publicité sur un réseau social, un faux article de presse ou une invitation dans un « groupe d’investisseurs » sur WhatsApp. Le 19 août 2026, l’AMF alertait sur de faux sites imitant Le Monde, Le Figaro, France Info ou TF1, qui prêtaient à des personnalités des gains sur une plateforme « à intelligence artificielle », BitKeltTrade. Leur seul but : vous faire remplir un formulaire pour être rappelé.

    Le scénario type : un « conseiller » vous rappelle, sympathique et pressant. Vous déposez 250 €, le premier palier que relève Cybermalveillance.gouv.fr ; le site affiche bientôt des gains, et vous remettez davantage. Le jour où vous voulez retirer, on vous réclame des « taxes » ou des « frais » : selon le FBI, c’est la dernière ponction avant que les escrocs disparaissent avec tout. Les gains affichés n’étaient que des chiffres sur une page.

    Ces réseaux sont organisés comme des entreprises. Fin 2025, des polices de plusieurs pays, coordonnées par Europol, ont démantelé, à la demande d’abord de la France et de la Belgique, un réseau qui avait blanchi plus de 700 millions d’euros : fausses plateformes, centres d’appels qui poussaient les victimes à payer encore, publicités truquées, souvent des vidéos deepfake (fabriquées par intelligence artificielle) imitant des médias, des célébrités et des responsables politiques.

    Variante : la pyramide de Ponzi. Les « rendements » des premiers clients y sont payés avec l’argent des suivants, et le recrutement est récompensé. OmegaPro, vendu par parrainage à plusieurs niveaux, promettait 300 % en 16 mois, à payer en cryptos ; il a collecté plus de 650 millions de dollars, selon la justice américaine (inculpation rendue publique le 8 juillet 2025). Après l’annonce d’un « piratage », les investisseurs n’ont plus pu retirer leur argent.

    Le faux ami ou l’amour en ligne : l’arnaque au long cours

    La presse anglophone l’appelle pig butchering (littéralement « l’abattage du cochon ») : la victime est « engraissée » de confiance pendant des semaines avant d’être dépouillée. Le premier contact vient d’un SMS, d’un réseau social ou d’une application de rencontre, puis la conversation passe sur une messagerie. L’ami, ou l’amoureux, parle de ses gains en cryptos et propose de vous montrer comment faire.

    Selon le FBI, ces escroqueries sont surtout menées par des réseaux criminels d’Asie du Sud-Est, qui font travailler de force des victimes de la traite des êtres humains ; la fausse plateforme va jusqu’à proposer des prêts pour investir davantage. Aux États-Unis, la fraude à l’investissement en cryptos a été en 2025 la première source de pertes déclarées au FBI : 7,2 milliards de dollars.

    En France, Cybermalveillance.gouv.fr compte aussi les applications de rencontre parmi les terrains des rabatteurs. Notre règle : quelqu’un que vous n’avez jamais rencontré et qui vous parle de placement en cryptos est un escroc jusqu’à preuve du contraire.

    Faux conseiller, faux support, faux policier

    Autre méthode : se faire passer pour quelqu’un de confiance. Cybermalveillance.gouv.fr a compté 15 000 demandes d’assistance pour de faux conseillers bancaires en 2025 (+159 %), et de plus en plus de faux conseillers de services crypto (Binance, Ledger, Coinhouse…). Le scénario : « votre compte est attaqué » ; pour le « protéger », on vous fait ouvrir un compte « de secours » ou envoyer vos cryptos vers une nouvelle adresse… qui appartient à l’escroc.

    Le numéro affiché ne prouve rien : il se falsifie facilement (on parle d’usurpation de numéro, ou spoofing). Les escrocs écrivent aussi sur WhatsApp, le logo d’une banque en photo de profil, et demandent d’activer le partage d’écran pour vous « guider » : ils voient alors tout ce que vous faites. Aux États-Unis, un homme de 23 ans qui se présentait comme un employé de Coinbase a volé près de 16 millions de dollars à une centaine de clients de la plateforme. Inculpé le 19 décembre 2025, il a plaidé coupable le 2 septembre 2026 et a été condamné le 23 septembre à une peine de quatre à douze ans de prison (procureur de Brooklyn : inculpation, condamnation).

    La règle est simple : aucune banque, aucune plateforme, aucun service de police ne vous demandera de déplacer vos fonds pour les « sécuriser », ni vos codes, ni votre phrase de récupération. Raccrochez, puis rappelez l’organisme à un numéro trouvé vous-même, sur son site ou sur votre contrat.

    Les faux « récupérateurs » de fonds : l’arnaque après l’arnaque

    Après la perte, un appel : un « enquêteur », un avocat ou un policier annonce que vos fonds ont été retrouvés, souvent avec une belle plus-value. Il suffirait de payer une « taxe » pour les débloquer. Ce peuvent être les mêmes escrocs, ou d’autres qui leur auraient racheté votre « dossier », prévient Cybermalveillance.gouv.fr.

    L’AMF est souvent usurpée : en 2025, la plupart des usurpations de son identité venaient de faux agents « chargés d’aider les victimes d’escroquerie à récupérer leurs fonds » (rapport du Pôle commun). Dès 2023, elle décrivait de faux « enquêteurs de l’AMF » appelant avec un numéro qui semblait être celui de son standard, puis un « ingénieur » censé récupérer les cryptos « directement sur la Blockchain ». Elle le rappelle : elle ne contacte jamais les épargnants pour récupérer des fonds, n’en a pas le pouvoir, et seule la justice peut intervenir.

    Aux États-Unis, le FBI a reçu 10 516 plaintes pour de fausses récupérations en 2025, pour 1,4 milliard de dollars de pertes déclarées, qui peuvent inclure celles de l’arnaque précédente, précise le FBI. Ne payez jamais personne pour récupérer vos fonds.

    Influenceurs et publicités : ce que dit la loi

    Sur les réseaux sociaux, la promotion des plateformes crypto « reste très importante », souvent par des programmes d’affiliation qui rémunèrent l’influenceur à chaque inscription (rapport 2025 du Pôle commun ACPR-AMF). Depuis la loi du 9 juin 2023 sur l’influence commerciale, ce lien doit être visible. Quand la plateforme promue n’est pas autorisée, l’AMF l’inscrit sur liste noire et prévient la DGCCRF, le service des fraudes.

    Depuis le 1er juillet 2026, il est interdit de fournir des services sur crypto-actifs sans l’agrément européen MiCA, comme de laisser croire qu’on l’a (article L54-10-4 du Code monétaire et financier). Une recommandation, même d’une personne que vous suivez depuis des années, ne remplace pas une vérification.

    Méfiez-vous aussi des jetons « qui vont faire fois cent » : dans un pump and dump, les promoteurs achètent un jeton peu échangé, font monter son prix par la publicité, puis revendent tout aux derniers acheteurs.

    Les signaux d’alerte

    Ces signaux viennent des mises en garde de l’AMF et de la FAQ de son service Protect Épargne, complétées par Cybermalveillance.gouv.fr et le FBI. Un seul suffit pour tout arrêter.

    Le signalCe qu’il cacheLe bon réflexe
    Un inconnu vous contacte pour un placementUn démarchage d’escrocNe pas donner suite
    Un rendement élevé, « garanti » ou « sans risque »Aucun placement n’est sans risquePasser son chemin
    « Demain, il sera trop tard »On vous empêche de vérifierPrendre le temps
    Renvoi vers WhatsApp ou Telegram, placement « réservé à quelques privilégiés »Sortir des canaux officielsRefuser
    Virement vers un compte à l’étranger ou au nom d’une personneL’argent part chez l’escrocNe pas payer
    Demande de codes, de carte bancaire, de phrase de récupération, de partage d’écranUne prise de contrôleRaccrocher
    Des frais à payer pour retirer vos gains ou récupérer vos fondsLa dernière ponctionNe rien payer, porter plainte
    Une célébrité ou un grand média vante une plateformeUn faux article ou un deepfakeVérifier les listes de l’AMF
    Les signaux d’une arnaque crypto, et le réflexe à chacun.

    Vérifier avant d’envoyer le moindre euro

    1. La liste noire. Cherchez le nom et l’adresse du site sur les listes noires de l’AMF. Celle des crypto-actifs comptait 247 noms au 8 octobre 2026, dont 69 ajoutés depuis janvier et 21 en septembre (liste du 8 octobre 2026) : MiCA n’a pas fait disparaître les arnaques. Ces listes ne peuvent pas être exhaustives, prévient l’AMF : un site absent n’est pas sûr pour autant.
    2. La liste blanche. Vérifiez que la société figure sur la liste blanche des prestataires de services sur crypto-actifs (PSCA), et que l’adresse du site est « bien identique » à celle de la liste : des escrocs copient des sociétés autorisées (AMF). Une société qui dit avoir « déposé un dossier » n’est pas autorisée. Le détail, registre européen de l’ESMA compris : notre article sur MiCA.
    3. L’interlocuteur. Pour un conseiller ou une banque, l’AMF renvoie aux registres de l’Orias (conseillers en investissements financiers) et de Regafi (banques et courtiers). Rappelez la société à un numéro trouvé vous-même, pour vérifier que la personne y travaille. Un doute : AMF Épargne Info Service, au 01 53 45 62 00.

    Un agrément protège de l’escroc, pas de la baisse des cours : selon l’AMF, il ne constitue « pas une incitation à investir dans ces placements qui restent par nature très risqués ». Pour acheter, passez par une plateforme agréée : notre comparatif des plateformes pour acheter du bitcoin.

    Victime : les bons gestes, dans l’ordre

    Si vous avez payé, agissez vite :

    1. Ne payez plus rien : ni « taxe », ni « frais de déblocage ». Cessez tout contact, mais ne supprimez aucun message.
    2. Appelez votre banque, au numéro de son site ou de votre carte. Signalez chaque virement ou paiement frauduleux et demandez, selon le cas, son remboursement, sa suspension ou le retour des fonds (Cybermalveillance.gouv.fr). Carte bancaire communiquée : faites opposition, au besoin par le serveur interbancaire, au 0 892 705 705 (numéro surtaxé, 24 heures sur 24).
    3. Prévenez la plateforme crypto qui a servi à envoyer les fonds, par son application ou son site tapé à la main, avec l’adresse de destination : elle peut aider l’enquête, comme Coinbase dans l’affaire de Brooklyn.
    4. Rassemblez les preuves : messages, e-mails, RIB, preuves de virement, contrats, enregistrements (AMF), et pour les cryptos, les adresses de portefeuille et les identifiants des transactions, visibles dans votre historique. Capturez le faux site avant qu’il disparaisse.
    5. Portez plainte, sans attendre (voir ci-dessous) : votre banque peut en demander une copie.
    6. Signalez le site sur internet-signalement.gouv.fr (la plateforme Pharos), et à l’AMF par AMF Épargne Info Service.

    Méfiez-vous des semaines qui suivent : c’est le moment où appellent les faux récupérateurs.

    Porter plainte et se faire aider

    Vous pouvez porter plainte au commissariat ou à la gendarmerie, qui sont obligés de l’enregistrer, ou par courrier au procureur de la République (service-public.gouv.fr). Pour une escroquerie sur Internet, le service en ligne Thésée, ouvert depuis le 15 mars 2022 aux personnes majeures, vous indique si votre cas peut faire l’objet d’une plainte en ligne ; ses enquêteurs recoupent les plaintes qui ont des points communs. Mais il ne prend pas les faux placements : pour une escroquerie aux faux investissements, le ministère de l’Intérieur demande de se déplacer au commissariat ou à la gendarmerie (Ma Sécurité).

    ServicePour quoiComment le joindre
    17CyberDiagnostic de votre situation et démarches17cyber.gouv.fr
    ThéséePlainte en ligne pour certaines escroqueries sur Internet (pas les faux placements)masecurite.interieur.gouv.fr
    Info EscroqueriesConseils sur vos démarches0 805 805 817, gratuit, du lundi au vendredi de 9 h à 18 h 30
    AMF Épargne Info ServiceUne question sur un placement, un site, une société01 53 45 62 00 (prix d’un appel local) ou formulaire
    PharosSignaler un site ou un contenu illiciteinternet-signalement.gouv.fr
    France VictimesÊtre accompagné dans la plainte116 006, gratuit, 7 jours sur 7
    À qui s’adresser après une arnaque crypto (numéros vérifiés le 10 octobre 2026).

    17Cyber est le service en ligne de la police, de la gendarmerie et de Cybermalveillance.gouv.fr, qui conseille aussi le 116 006 pour être accompagné dans la plainte. En cas d’urgence, appelez le 17. Si l’auteur est poursuivi, vous pourrez vous constituer partie civile et demander des dommages et intérêts.

    Peut-on récupérer son argent ?

    Rarement, il faut le dire. L’AMF le résume : « si vous tombez sur une arnaque, votre seul recours sera de porter plainte auprès des autorités judiciaires et les chances de retrouver votre argent sont très faibles ».

    Côté banque, tout dépend de qui a donné l’ordre. Une opération que vous n’avez pas autorisée (un paiement fait par l’escroc avec votre carte, par exemple) doit vous être remboursée au plus tard à la fin du premier jour ouvrable suivant votre signalement, sauf si la banque soupçonne une fraude de votre part (article L133-18 du Code monétaire et financier) ; elle peut toutefois vous laisser la perte si elle prouve une « négligence grave » de votre part (article L133-19, Banque de France). Signalez l’opération sans tarder, et au plus tard dans les treize mois (article L133-24). Un virement que vous avez ordonné vous-même, même trompé, est en principe une opération autorisée : la banque n’a pas à le rembourser d’office, d’où l’intérêt de lui demander tout de suite d’en tenter le retour.

    Côté cryptos, une transaction confirmée ne s’annule pas. Les fonds ne reviennent que si la justice les fait saisir : la section financière J2 de la JUNALCO, la juridiction nationale de lutte contre la criminalité organisée, avait saisi plus de 645 millions d’euros d’avoirs criminels entre sa création en 2020 et décembre 2024 (AMF et parquet de Paris). Portez donc plainte.

    Prochaine étape du parcours : les pièges techniques, dans Phishing et drainers, puis les réglages qui verrouillent vos comptes, dans Sécuriser son compte sur une plateforme crypto.

    Questions fréquentes

    Comment savoir si une plateforme crypto est une arnaque ?

    Cherchez son nom et l’adresse exacte de son site sur les listes noires de l’AMF, puis vérifiez qu’elle figure sur la liste blanche des prestataires de services sur crypto-actifs, avec la même adresse. Un gain promis sans risque ou une urgence à payer suffisent à renoncer.

    Un conseiller m’a contacté sur WhatsApp pour un placement en crypto : est-ce sérieux ?

    Méfiance : un démarchage par un inconnu et le renvoi vers WhatsApp ou Telegram sont deux signaux d’alerte de l’AMF. Ne donnez ni argent, ni codes, et rappelez la société citée à un numéro trouvé vous-même.

    L’AMF m’appelle pour m’aider à récupérer mon argent : est-ce vrai ?

    Non. L’AMF ne contacte jamais un épargnant de sa propre initiative pour récupérer des fonds, et n’en a pas la compétence : seule la justice peut intervenir. Le numéro affiché peut être falsifié. Raccrochez et ne payez rien, même à un « avocat » ou un « policier » qui tient le même discours.

    On me demande de payer des frais pour retirer mes gains : que faire ?

    Ne payez pas : c’est la dernière ponction d’une fausse plateforme avant qu’elle disparaisse. Cessez le contact, gardez les preuves, prévenez votre banque et portez plainte.

    Ma banque va-t-elle me rembourser ?

    Oui pour une opération que vous n’avez pas autorisée, signalée sans tarder : la banque doit la rembourser rapidement, sauf soupçon de fraude de votre part, et peut vous laisser la perte si elle prouve une négligence grave de votre part. Un virement que vous avez fait vous-même, même trompé, n’est en principe pas remboursé d’office : demandez-lui tout de suite d’en tenter le retour.

    Peut-on porter plainte en ligne pour une arnaque crypto ?

    Pas pour un faux placement : la plainte en ligne Thésée ne couvre que certaines escroqueries sur Internet (escroquerie aux sentiments, piratage de messagerie ou de réseau social, petites annonces, chantage en ligne, rançon pour débloquer un ordinateur, faux sites de vente). Pour une escroquerie aux faux investissements, le ministère de l’Intérieur demande de déposer plainte au commissariat ou à la gendarmerie. Vous pouvez aussi écrire au procureur de la République.

    Fin du bloc #6789

    La rédaction BlockInfos

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