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FinanceBloc #6855Crypto 101 · étape 7

Impôts crypto : ce qui est imposé, à quel taux, et comment déclarer

Acheter et garder des cryptos n’est pas imposé ; les vendre contre des euros, si. Seuil de 305 €, taux de 31,4 %, calcul de la plus-value, formulaire 2086 : ce qu’il faut savoir pour déclarer vos ventes.

BlockInfosLa rédaction

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Sommaire

    L’essentiel : Acheter et garder des cryptos n’est pas imposé, pas plus que les échanges entre cryptos. Une vente contre des euros, un bien ou un service l’est, dès que le total des ventes de l’année dépasse 305 € pour tout le foyer. La plus-value, calculée sur l’ensemble de votre portefeuille, est taxée à 31,4 %, ou au barème sur option, et se déclare sur le formulaire 2086, à joindre même sous 305 €.

    Vous avez vendu des cryptos en 2026 ? Ces ventes se déclarent au printemps 2027. Ce guide ouvre la dernière étape du parcours Crypto 101, avec les règles en vigueur au 11 octobre 2026 ; le budget pour 2027, en discussion, n’est pas voté.

    Ce qui est imposé, et ce qui ne l’est pas

    L’impôt ne frappe pas la détention : tant que vous gardez vos cryptos, vous ne devez rien, même si leur cours a doublé. Il frappe la « cession », le moment où vous vous en séparez contre autre chose. L’article 150 VH bis du code général des impôts vise les cessions faites par les particuliers domiciliés fiscalement en France.

    OpérationImposée ?
    Acheter des cryptos avec des eurosNon
    Garder ses cryptos, même en forte hausseNon
    Échanger une crypto contre une autre (bitcoin contre ether, ou contre un stablecoin comme l’USDC)Non : l’impôt est reporté (sursis d’imposition)
    Vendre des cryptos contre des euros ou une autre monnaieOui
    Payer un bien ou un service avec des cryptosOui
    Échanger une crypto contre une autre en recevant en plus une somme d’argent (une « soulte »)Oui
    Règles de l’article 150 VH bis et de la doctrine de l’administration (BOFiP), au 11 octobre 2026.

    L’échange entre cryptos n’efface pas l’impôt : il le reporte. Le jour où vous revenez aux euros, ou payez un achat en cryptos, cette vente est imposée, et son calcul tient compte de tout votre historique d’achats (doctrine de l’administration). Les stablecoins, ces cryptos indexées sur le dollar ou l’euro, suivent la même règle : ce sont des crypto-actifs, et passer du bitcoin à l’USDC n’est pas imposé au 11 octobre 2026.

    Pour les ventes faites depuis le 1er janvier 2026, la loi du 25 juin 2026 parle de « crypto-actifs », au sens du règlement européen MiCA. Le formulaire 2086 et la doctrine disent encore « actifs numériques » : c’est l’ancien nom, et la méthode de calcul n’a pas changé.

    Le seuil de 305 € : le total des ventes, pas le gain

    Vous ne payez rien si la somme de vos prix de vente de l’année ne dépasse pas 305 €. C’est le montant brut des ventes qui compte, pas votre gain, rappelle impots.gouv.fr : vendre 400 € de bitcoin qui vous avait coûté 390 € fait passer le seuil, pour 10 € de plus-value. Les échanges entre cryptos, en sursis, n’entrent pas dans ce total.

    Le seuil vaut pour tout le foyer fiscal, et ce n’est pas une franchise : au-delà, toutes les ventes de l’année sont imposées, dès le premier euro. L’administration donne l’exemple de quatre ventes de 100 € : 400 € au total, donc toute la plus-value de l’année est imposée (BOFiP, § 100, version de 2019). Si vous vendez un peu chaque mois, comptez : 30 € par mois font 360 € dans l’année.

    Sous le seuil, la vente n’est pas imposée, mais elle se déclare. La brochure officielle de 2026 est claire : « La 2086 doit être jointe à la déclaration de revenus y compris lorsque le montant des cessions est inférieur à 305 € ». La loi demande d’y inscrire le prix de chaque vente exonérée.

    Le taux : 31,4 %, ou le barème si vous le choisissez

    Par défaut, la plus-value est taxée au prélèvement forfaitaire unique (PFU), souvent appelé « flat tax » : 31,4 %, soit 12,8 % d’impôt sur le revenu et 18,6 % de prélèvements sociaux, « quel que soit le nombre de transactions », selon impots.gouv.fr. Aucun abattement ne récompense la durée de détention : garder ses cryptos un an ou dix ans ne change rien au taux.

    Vous lirez encore 30 %, jusque sur une page du ministère de l’Économie du 2 octobre 2025. C’était le taux d’avant : la loi de financement de la sécurité sociale pour 2026 a porté la CSG sur la plupart des revenus du patrimoine, dont les plus-values crypto, de 9,2 % à 10,6 %, « à compter de l’imposition des revenus de l’année 2025 ». Le taux de 31,4 % vaut donc pour vos ventes de 2026, tant qu’aucune loi ne le change.

    Vous pouvez préférer le barème progressif de l’impôt sur le revenu en cochant la case 3CN. Cette option, prévue par l’article 200 C du code général des impôts, est « irrévocable » et « globale » : elle vaut pour toutes les plus-values crypto du foyer de l’année. L’administration admet qu’elle soit modifiée tant que la date limite de déclaration n’est pas passée (BOFiP, § 15). Elle n’est intéressante, en règle générale, que si la tranche la plus haute de vos revenus est taxée à moins de 12,8 %, et les prélèvements sociaux restent dus dans tous les cas.

    Calculer sa plus-value : tout votre portefeuille compte

    C’est le point qui surprend le plus : pas de calcul crypto par crypto, ni de prix moyen par jeton, ni de « premier acheté, premier vendu » (FIFO). La règle ne connaît qu’un seul portefeuille par foyer : toutes vos cryptos, sur toutes vos plateformes et dans vos portefeuilles personnels. La doctrine de l’administration détaille cette méthode depuis 2019, sans être à jour du taux ni de la nouvelle rédaction de la loi.

    La formule de l’article 150 VH bis : plus-value = prix de vente − (prix total d’acquisition × prix de vente ÷ valeur globale du portefeuille). Le prix total d’acquisition est la somme de tout ce que vous avez payé en euros pour acheter des cryptos, toutes confondues, diminuée de la part déjà « consommée » par vos ventes ou dons précédents (voir l’exemple). La valeur globale est ce que vaut l’ensemble de votre portefeuille au moment précis de la vente.

    Un exemple, calculé par nos soins

    Voici un cas fictif, que nous avons calculé avec la formule de la loi. En 2025, vous avez acheté pour 2 000 € de cryptos, en bitcoin et en ether. En juin 2026, tout votre portefeuille vaut 3 000 € ; vous vendez pour 600 € de bitcoin et payez 10 € de frais. En novembre, après cette vente et une baisse des cours, il vaut 2 000 € ; vous vendez encore 500 €, sans frais.

    ÉtapeCalculRésultat
    Prix total d’acquisition au départAchats de 20252 000 €
    Juin : part du prix d’achat « consommée »2 000 × 600 ÷ 3 000400 €
    Juin : plus-value(600 − 10) − 400190 €
    Prix total d’acquisition restant2 000 − 4001 600 €
    Novembre : part du prix d’achat « consommée »1 600 × 500 ÷ 2 000400 €
    Novembre : plus-value500 − 400100 €
    Plus-value de l’année190 + 100290 €
    Impôt à 31,4 %37,12 € (12,8 %) + 53,94 € (18,6 %)91,06 €
    Exemple fictif calculé par BlockInfos avec la formule de l’article 150 VH bis. Les ventes de l’année font 1 100 €, au-delà de 305 € : elles sont imposées.

    Chaque vente « consomme » ainsi une part du prix d’achat, qui ne servira plus. Et le résultat ne dépend pas de la crypto vendue : vendre de l’ether plutôt que du bitcoin donnait la même plus-value. Dans un investissement programmé (DCA), chaque achat s’ajoute au prix total d’acquisition.

    Frais, devises, cours : les détails qui comptent

    • Les frais de la vente (plateforme, réseau) se déduisent du prix de vente, sur justificatifs, mais pas dans la division : l’exemple divise 600 €, et non 590 € (BOFiP, § 50).
    • Tout se compte en euros, au taux de change du jour de chaque opération.
    • La valeur du portefeuille se relève à chaque vente ; l’administration admet les sites qui publient l’historique des cours moyens journaliers.
    • Sans preuve de vos achats, le prix d’acquisition est réputé nul : toute la vente devient plus-value.

    Vos pertes : seulement sur la même année

    Une vente à perte crée une moins-value. Elle se déduit des plus-values crypto du foyer de la même année, et de rien d’autre : ni des plus-values sur actions, ni de vos revenus, ni des années suivantes, confirme impots.gouv.fr. Une moins-value nette se déclare en case 3BN, puis elle est perdue.

    Conséquence pratique : une perte et un gain ne se compensent que s’ils tombent la même année civile. Un amendement au budget 2027 propose de reporter les pertes sur dix ans ; il n’est pas voté (voir plus bas).

    Déclarer : le formulaire 2086, au printemps 2027

    Vos ventes de 2026 se déclarent avec vos revenus de 2026, au printemps 2027. Le formulaire de 2027 n’est pas publié au 11 octobre 2026 ; dans la version de 2026 du formulaire 2086, chaque vente imposable a ses lignes : date, valeur globale du portefeuille, prix de vente, frais, prix total d’acquisition. Une ligne fait le total des ventes du foyer, comparé aux 305 €.

    En ligne, le 2086 se trouve à l’étape 3, sous le bouton « Déclarations annexes », selon impots.gouv.fr ; le total qu’il calcule remplit seul la case 3AN (plus-value) ou 3BN (moins-value). Sur papier, vous reportez ce total en case 3AN ou 3BN de la déclaration complémentaire 2042 C, et vous joignez le 2086. L’option pour le barème se coche en case 3CN.

    Les dates de 2027 ne sont pas publiées au 11 octobre 2026. Pour repère, en 2026, le service en ligne a ouvert le 9 avril, et les dates limites allaient du 21 mai au 4 juin selon le département (19 mai sur papier).

    Comptes à l’étranger et DAC8 : ce que le fisc voit déjà

    Un compte ouvert sur une plateforme établie à l’étranger se déclare chaque année, même sans aucune vente, sur le formulaire 3916-bis. L’oubli coûte 750 € par compte, 1 500 € quand la valeur des comptes dépasse 50 000 € à un moment de l’année (article 1736 du code général des impôts). Tout est expliqué dans notre article sur le formulaire 3916-bis, l’article suivant du parcours.

    Depuis le 1er janvier 2026, les plateformes relèvent aussi votre numéro fiscal et vos opérations pour l’administration, en application de la directive européenne DAC8 : ce qu’elles transmettent, et quand. Elles ne calculent pas votre plus-value : c’est à vous de la déclarer, et l’administration pourra comparer vos chiffres aux leurs.

    Staking, minage, NFT, trading intensif : les cas à part

    Ici, les règles sont moins nettes : voici ce que l’administration a écrit, et ce qui reste incertain.

    Staking et minage

    Selon impots.gouv.fr, dans sa partie sur les ventes à titre professionnel, « les bénéfices issus des activités de minage ou de staking sont imposés dans la catégorie des bénéfices non commerciaux (BNC) », une catégorie de l’impôt sur le revenu taxée au barème et aux prélèvements sociaux, et non à 31,4 %. Pour le minage, la doctrine et une décision du Conseil d’État de 2018 vont dans ce sens (BOFiP, § 1080).

    Pour le staking (bloquer des cryptos pour sécuriser un réseau, contre une récompense, comme sur Ethereum), la page ne dit ni à quel moment ce revenu est imposé, ni pour quelle valeur. Nous n’avons trouvé, au 11 octobre 2026, aucun article de loi ni paragraphe de doctrine qui le précise.

    Airdrops, prêt de cryptos, finance décentralisée

    Pour les jetons reçus gratuitement (airdrops), le prêt de cryptos ou la finance décentralisée (DeFi), nous n’avons trouvé, au 11 octobre 2026, ni texte ni doctrine officielle propres ; les lectures des avocats divergent. Notez pour chaque opération la date, la quantité et la valeur en euros du jour : il vous les faudra.

    NFT

    Depuis le 1er janvier 2026, la vente d’un NFT (jeton non fongible, c’est-à-dire unique) suit « le régime applicable aux biens ou droits qu’ils représentent » (article 150 VH ter, créé par la loi du 25 juin 2026) : celui des objets d’art, pour un NFT qui en représente un. Pour une simple image, nous n’avons trouvé aucune doctrine qui tranche.

    Trading intensif : quand devient-on « professionnel » ?

    Si vous opérez comme un professionnel, vos gains quittent le taux de 31,4 % pour les BNC, au barème (abattement de 34 % ou frais réels) et aux prélèvements sociaux, voire pour les bénéfices industriels et commerciaux (BIC) s’il s’agit d’une vraie activité commerciale, selon impots.gouv.fr. Sont visées les « opérations nombreuses et sophistiquées », menées avec « les mêmes outils et techniques que les traders professionnels ».

    Aucun nombre d’opérations n’est fixé, et la doctrine parle de « cas d’espèce exceptionnels ». Acheter chaque mois et vendre de temps en temps en est, selon nous, très loin.

    Oubli ou erreur : régulariser avant qu’on vous le demande

    Vous avez oublié des ventes de 2025 ? Si vous avez déclaré en ligne, la correction reste ouverte jusqu’au 30 novembre 2026 ; ensuite, il faut une réclamation depuis votre espace Finances publiques, indique le ministère de l’Économie.

    Régulariser de vous-même coûte moins cher : l’intérêt de retard, de 0,20 % par mois, est réduit de moitié pour une déclaration rectificative spontanée, faite de bonne foi, si l’impôt est payé au plus tard à la date limite de paiement portée sur l’avis d’imposition (article 1727 du code général des impôts, version en vigueur jusqu’au 1er janvier 2027). Un manquement délibéré ajoute 40 % de majoration, des manœuvres frauduleuses 80 % (article 1729).

    L’administration a du temps : en principe jusqu’à la fin de la troisième année qui suit celle au titre de laquelle l’impôt est dû (pour vos ventes de 2026, jusqu’à la fin de 2029), et dix ans pour les revenus liés à un compte à l’étranger non déclaré (article L169 du livre des procédures fiscales). Gardez vos justificatifs au moins aussi longtemps.

    Méfiez-vous des faux messages du fisc : en septembre 2026, un faux courrier aux couleurs de la DGFiP invoquait DAC8 pour obtenir des identifiants, voire la phrase de récupération, et Cybermalveillance.gouv.fr rappelle que toute démarche réellement demandée figure dans votre espace sur impots.gouv.fr (reconnaître une arnaque).

    Budget 2027 : des projets, rien de voté

    Le projet de budget pour 2027, déposé le 1er octobre 2026, est en discussion. La commission des finances a adopté des amendements : l’un veut rendre imposables les échanges contre des stablecoins adossés à une monnaie, et calculer la plus-value crypto par crypto, au prix moyen, à partir du 1er janvier 2027 ; un autre, reporter les pertes sur dix ans ; un troisième vise les portefeuilles personnels (notre article sur les portefeuilles).

    Mais le 9 octobre 2026, la commission a rejeté toute la partie « recettes » : le débat en séance, dès le 13 octobre, repart du texte du gouvernement, sans ces amendements. Rien n’est voté au 11 octobre 2026, et les mesures prévues à partir du 1er janvier 2027 ne toucheraient pas vos ventes de 2026.

    Notre avis

    Pour la plupart des particuliers, l’impôt sur les cryptos tient en trois gestes : ne rien craindre des achats ni des échanges entre cryptos, compter ses ventes de l’année, remplir le 2086 dès qu’on a vendu. La seule vraie difficulté est le calcul sur le portefeuille global.

    Notre conseil : tenez un relevé dès votre premier achat (date, montant en euros, plateforme), notez la valeur de tout votre portefeuille à chaque vente, et téléchargez les historiques de vos plateformes une fois par an et avant toute fermeture de compte. Un logiciel ou le rapport fiscal d’une plateforme doit appliquer la méthode du portefeuille global, pas un calcul crypto par crypto. Pour du staking, de la finance décentralisée ou de gros montants, faites-vous conseiller par un professionnel (avocat fiscaliste, expert-comptable).

    Questions fréquentes

    Dois-je payer des impôts si j’ai acheté des cryptos sans rien vendre ?

    Non : acheter et garder des cryptos n’est pas imposé, même si leur valeur a beaucoup augmenté. Seule une vente contre des euros, un bien ou un service peut l’être. En revanche, un compte ouvert sur une plateforme établie à l’étranger se déclare chaque année, même sans aucune vente.

    Échanger du bitcoin contre de l’USDC, est-ce imposable ?

    Non, pas au 11 octobre 2026 : un échange entre cryptos, stablecoins compris, est en sursis d’imposition et ne se déclare pas. L’impôt est reporté au jour où vous vendez contre des euros ou payez un achat en cryptos. Un amendement au budget 2027 veut taxer ces échanges à partir de 2027 ; il n’est pas voté.

    J’ai vendu pour 200 € de cryptos dans l’année : dois-je déclarer ?

    Oui, mais vous ne paierez rien : vos ventes ne dépassent pas 305 €, elles sont exonérées. La brochure officielle demande pourtant de joindre le formulaire 2086 même sous ce seuil, avec le prix de chaque vente.

    Combien d’impôt sur 1 000 € de plus-value ?

    314 €, au taux de 31,4 % : 128 € d’impôt sur le revenu et 186 € de prélèvements sociaux. Si vous cochez la case 3CN, l’impôt suit le barème progressif, et les prélèvements sociaux restent dus.

    Je n’ai plus mes preuves d’achat : que se passe-t-il ?

    Sans justificatif, le prix d’acquisition est réputé nul : toute la vente compte alors comme plus-value. Reconstituez vos achats avec les historiques de vos plateformes et vos relevés bancaires, avant de vendre, et gardez ces documents.

    Mes pertes de cette année compenseront-elles mes gains de l’an prochain ?

    Non. Une moins-value ne se déduit que des plus-values crypto du foyer de la même année ; elle ne se reporte pas et ne se déduit pas de vos autres revenus. Un report sur dix ans est proposé pour le budget 2027, mais il n’est pas voté au 11 octobre 2026.

    Fin du bloc #6855

    La rédaction BlockInfos

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