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SécuritéBloc #6804Crypto 101 · étape 5

Portefeuille crypto : lequel choisir, et qui garde vos clés ?

Laisser ses cryptos sur une plateforme, les garder dans une application ou sur un appareil dédié : ce que chaque solution protège, ce qu’elle ne protège pas, et comment choisir selon la somme et l’usage.

BlockInfosLa rédaction

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Sommaire

    L’essentiel : Un portefeuille crypto ne contient pas vos cryptos : il garde les clés qui permettent de les dépenser. Sur une plateforme agréée, c’est elle qui garde les clés : c’est simple, mais vous dépendez d’elle. Dans une application ou un appareil dédié, vous les gardez vous-même, et vous seul répondez des erreurs. Pour débuter avec de petites sommes, une plateforme agréée peut suffire ; pour une épargne de long terme, nous conseillons un portefeuille matériel, avec une phrase de récupération bien sauvegardée.

    À quoi sert un portefeuille crypto

    Vos cryptos ne sont stockées ni dans une application ni dans un appareil : elles sont inscrites sur la blockchain, le registre public de chaque réseau. Ce que garde un portefeuille (en anglais wallet), c’est la clé privée, un très grand nombre secret qui permet de signer, donc de dépenser, ce qui est inscrit à votre adresse. L’étape 2 du parcours l’explique avec les clés privées et publiques.

    Le portefeuille sert donc à afficher votre solde, à recevoir (il vous donne une adresse) et à envoyer (il signe l’opération avec la clé). Celui qui détient la clé peut déplacer les fonds ; les autres, non.

    Si vous avez acheté vos premières cryptos en suivant notre comparatif des plateformes agréées, elles sont pour l’instant gardées par la plateforme. Cet article vous aide à décider s’il faut les y laisser, et sinon où les mettre.

    La vraie question : qui détient les clés ?

    Il y a deux grandes façons de garder des cryptos. Soit un prestataire garde les clés pour vous : c’est la garde (en anglais custody), le cas des plateformes où vous achetez. Le ministère de l’Économie le résume ainsi : la plateforme vous fournit un portefeuille en ligne qui conserve les clés privées.

    Soit vous gardez les clés vous-même : on parle d’autogarde (self-custody), ou de portefeuille non hébergé. Vous n’avez besoin de personne pour envoyer vos cryptos, mais personne ne peut vous aider si vous perdez l’accès. Un adage du milieu le résume : « pas vos clés, pas vos cryptos ».

    Avec la garde, vous dépendez de la solidité et de l’honnêteté du prestataire. En autogarde, vous dépendez de vous : une phrase perdue ou une signature mal lue, et il n’y a ni service client ni fonds de garantie pour réparer. Le règlement européen MiCA, qui encadre les prestataires, ne s’applique d’ailleurs pas aux fournisseurs de portefeuilles non hébergés (considérant 83 du règlement (UE) 2023/1114).

    Le portefeuille de plateforme, et ce que MiCA protège

    C’est la solution simple : vous achetez, vous voyez votre solde, vous vendez quand vous voulez, sans rien installer de plus. En France, une plateforme doit être agréée selon MiCA, comme prestataire de services sur crypto-actifs, ou PSCA (ce que MiCA change en France).

    Ce que la plateforme doit faire pour vous

    Si elle garde vos cryptos, l’article 75 de MiCA lui impose :

    • une convention qui précise ses missions, ses frais et sa politique de conservation, et un registre des positions ouvert à votre nom ;
    • un relevé de vos avoirs au moins tous les trois mois ;
    • des procédures pour vous restituer vos cryptos « le plus rapidement possible » ;
    • des cryptos clients « juridiquement séparés du patrimoine » de la plateforme : ses créanciers ne peuvent rien réclamer dessus, « en particulier en cas d’insolvabilité » ;
    • sa responsabilité en cas de perte due à un incident qui lui est imputable, plafonnée à la valeur de marché des cryptos au moment de la perte.

    L’article 70 lui demande aussi d’empêcher l’utilisation de vos cryptos pour son propre compte.

    Ce que MiCA ne fait pas

    MiCA n’est pas une garantie. Le fonds de garantie des dépôts et de résolution (FGDR), qui protège les comptes bancaires, ne couvre pas vos capitaux en cas de faillite de la plateforme, rappelle le ministère de l’Économie. Et le piratage reste possible.

    Autre limite : MiCA ne traite pas le prêt de crypto-actifs (considérant 94). Avant d’activer une offre de rendement qui prête vos cryptos, lisez à qui elles appartiennent pendant ce temps.

    Vérifier la plateforme et protéger le compte

    Sur les listes blanches de l’AMF, la fiche de chaque PSCA donne ses « services agréés ». Pour qu’elle garde vos cryptos, il faut y lire « Conservation et administration de crypto-actifs pour le compte de clients ». Protégez ensuite le compte : un mot de passe unique, réservé à cette plateforme, et un code généré par une application comme FreeOTP, que cite le ministère de l’Intérieur.

    Quand une plateforme tombe : FTX, Celsius, Bybit

    FTX et Celsius, deux faillites de 2022, datent d’avant MiCA et relèvent de tribunaux américains. FTX s’est déclarée en faillite le 11 novembre 2022. Le 31 janvier 2024, le tribunal des faillites du Delaware a jugé que les créances des clients s’évaluent à cette date, converties en dollars (décision rappelée dans son jugement du 26 juin 2024). Un client qui avait un bitcoin chez FTX récupère donc une somme en dollars calculée sur le cours de novembre 2022, pas son bitcoin.

    Chez Celsius, en faillite en juillet 2022, c’est le contrat qui a tout décidé. Le 4 janvier 2023, le tribunal des faillites de New York a jugé que les cryptos déposées sur les comptes « Earn », son service de rendement (environ 600 000 comptes, 4,2 milliards de dollars au 10 juillet 2022), étaient devenues la propriété de Celsius selon ses conditions d’utilisation. Elles entraient donc dans la masse de la faillite, partagée entre les créanciers, au lieu d’être rendues telles quelles aux clients.

    Une plateforme peut aussi être volée sans faire faillite : en février 2025, Bybit s’est fait dérober 1,5 milliard de dollars, sur plus de 3,4 milliards volés de janvier à début décembre 2025 selon Chainalysis.

    Notre lecture : MiCA répond au cas FTX, puisque les cryptos gardées sont séparées du patrimoine de la plateforme, mais ni au cas Celsius (le prêt n’est pas couvert), ni pleinement au vol : la plateforme ne répond que d’une perte qui lui est imputable, et dans la limite de la valeur de marché des cryptos au moment de la perte. Laisser une grosse somme longtemps sur une plateforme reste un pari sur sa solidité.

    Le portefeuille logiciel : vos clés dans votre téléphone

    Un portefeuille logiciel est une application, sur téléphone ou en extension de navigateur : MetaMask, Phantom ou Trust Wallet, par exemple. Il crée vos clés et les garde dans l’appareil ; il vous donne en général une phrase de récupération, une suite de mots (de 12 à 24 selon les portefeuilles) qui permet de recréer le portefeuille ailleurs. On l’appelle portefeuille « chaud » (hot wallet), parce que l’appareil qui garde les clés est connecté à Internet.

    Ses atouts : il est gratuit, vous gardez la main, et il ouvre les applications décentralisées (finance décentralisée, NFT). Son défaut : vos clés sont aussi exposées que votre téléphone ou votre ordinateur.

    Exemple daté : le 24 décembre 2025, une version piégée (2.68) de l’extension Trust Wallet pour Chrome a été publiée hors du circuit habituel de l’éditeur. Selon Trust Wallet, 2 520 adresses de ses utilisateurs ont été vidées ; l’application mobile n’était pas touchée, et l’éditeur a décidé de rembourser les victimes.

    Ce n’est pas un cas isolé : Chainalysis a compté 158 000 vols sur des portefeuilles personnels en 2025, pour au moins 80 000 victimes et 713 millions de dollars. Ce sont des estimations qu’elle présente comme basses, tous types de portefeuilles personnels confondus.

    Notre avis : un portefeuille logiciel convient pour de petites sommes et pour les applications décentralisées, pas pour une épargne. Dès que la somme compte, reliez-le à un portefeuille matériel, qui signe à sa place.

    Le portefeuille matériel : vos clés dans un appareil dédié

    Un portefeuille matériel (hardware wallet) est un petit appareil qui crée la clé privée et la garde sous la protection d’une puce sécurisée. Il se branche en USB, et pour certains modèles en Bluetooth, à un ordinateur ou un téléphone, mais la clé ne sort pas de l’appareil. L’application prépare l’opération, l’appareil l’affiche sur son écran, et rien ne part tant que vous ne l’avez pas validée sur l’appareil. On parle de portefeuille « froid » (cold wallet).

    Au 11 octobre 2026, Ledger vend ses modèles de 59 € (Nano S Plus) à 399 € (Stax) sur sa boutique, et Trezor de 59 € (Safe 3) à 249 € (Safe 7) sur la sienne. Ces prix peuvent changer : notre guide pour choisir un Ledger et celui pour choisir un Trezor comparent les modèles.

    Ce qu’il protège

    Comme la clé ne sort pas de l’appareil, un logiciel malveillant sur votre ordinateur ne peut pas la copier. Pour envoyer vos cryptos, il faut l’appareil, son code PIN et votre validation sur son écran.

    Ce qu’il ne protège pas

    Un portefeuille matériel signe ce que vous validez. Si un site piégé vous fait approuver une opération qui donne accès à vos fonds, l’appareil la signe comme une autre. Le risque grandit quand l’écran ne montre pas le détail : selon Ledger, la signature aveugle (valider sans voir le détail de l’opération) est requise pour la plupart des transactions avec des contrats intelligents, par exemple via MetaMask ; mieux vaut la désactiver après usage. Notre article sur le phishing et les drainers décrit ces pièges.

    Il ne protège pas non plus votre phrase de récupération : quiconque la connaît peut recréer votre portefeuille sur un autre appareil et tout envoyer, sans toucher au vôtre. Ledger le rappelle : il ne vous demandera jamais vos 24 mots. Enfin, l’appareil ne protège ni de la perte de cette phrase ni d’une contrainte physique. Son bon usage est l’objet de notre article sur l’utilisation d’un portefeuille matériel, et la sauvegarde des mots, celui de notre article sur la phrase de récupération.

    Les trois solutions côte à côte

    Plateforme agrééePortefeuille logicielPortefeuille matériel
    Qui détient les clésLa plateformeVous, dans votre téléphone ou votre ordinateurVous, dans l’appareil
    CoûtRien à acheter ; frais de la plateformeApplication gratuite ; frais de réseau59 € à 399 € chez Ledger, 59 € à 249 € chez Trezor (11 octobre 2026)
    Ce qui vous protègeMiCA : cryptos séparées du patrimoine de la plateforme, relevé trimestrielVotre vigilance et la sécurité de l’appareilLa clé ne sort pas de l’appareil ; chaque opération se valide sur l’appareil
    Risque principalFaillite, piratage, compte voléLogiciel malveillant, fausse application, signature piégéeSignature piégée, phrase volée ou perdue
    Si vous perdez l’accèsLa plateforme peut vous rendre l’accès au compteSeule la phrase de récupération vous sauveSeule la phrase de récupération vous sauve
    Pour quel usagePremiers achats, petites sommes, achats réguliersPetites sommes, applications décentraliséesÉpargne de long terme
    Prix relevés le 11 octobre 2026 sur les boutiques officielles.

    Lequel choisir selon la somme et l’usage

    Nous ne donnons pas de seuil en euros : la bonne question est ce que vous pourriez perdre sans dommage, et ce que vous comptez faire de vos cryptos. Quatre situations types :

    Vous débutez avec de petits achats

    Une plateforme agréée qui assure la conservation, avec un mot de passe unique et une double authentification, est un point de départ raisonnable : vous apprenez sans risquer une erreur d’envoi. Le jour où la somme compte pour vous, passez à l’autogarde.

    Vous épargnez sur plusieurs années

    C’est le cas pour lequel nous conseillons un portefeuille matériel : vous déplacez rarement vos cryptos, et la clé reste hors de portée des logiciels malveillants. Le ministère de l’Intérieur demande de noter la phrase de récupération hors ligne, si nécessaire sur un support durable comme une plaque métallique, et de ne jamais l’enregistrer en ligne.

    Vous utilisez des applications décentralisées

    Pour vous connecter à ces applications, il faut un portefeuille logiciel comme MetaMask ou Phantom. Gardez-y peu, et reliez-le à un portefeuille matériel pour signer les opérations importantes, en lisant chaque écran.

    Vous gardez une grosse somme, ou vous êtes exposé

    Pour les situations qui peuvent impliquer un risque physique (vol, extorsion, enlèvement), le ministère de l’Intérieur conseille de prévoir un protocole : un délai avant de pouvoir débloquer les fonds, et un portefeuille qui ne s’ouvre qu’avec plusieurs personnes de confiance (signature multiple, ou multisig). Ces montages se préparent avec soin, et leur sauvegarde est plus délicate qu’une simple phrase. Restez aussi discret : pas de solde ni de capture d’écran partagés.

    Trois idées reçues

    • « Mes cryptos sont dans mon Ledger. » Elles sont sur la blockchain ; l’appareil garde la clé qui permet de les dépenser. Avec la phrase de récupération, vous les retrouvez sans lui.
    • « Un portefeuille matériel n’est jamais connecté. » La formule figure même sur le site du ministère de l’Économie, mais l’appareil se branche en USB ou en Bluetooth. C’est la clé privée qui ne sort pas de l’appareil.
    • « Une plateforme agréée ne peut rien perdre. » MiCA sépare vos cryptos de son patrimoine et la rend responsable d’une perte qui lui est imputable, dans la limite de la valeur de marché au moment de la perte. Le vol reste possible, et le FGDR ne couvre pas.

    Passer d’un portefeuille à l’autre

    Déplacer des cryptos, c’est envoyer une transaction sur la blockchain : une fois confirmée, elle ne s’annule pas.

    De la plateforme vers votre portefeuille

    1. Créez d’abord votre portefeuille, et sauvegardez sa phrase de récupération avant d’y envoyer quoi que ce soit.
    2. Copiez l’adresse de réception depuis votre portefeuille. Sur un portefeuille matériel, vérifiez qu’elle s’affiche à l’identique sur l’écran de l’appareil.
    3. Choisissez le même réseau des deux côtés (de l’USDC sur Solana part vers une adresse Solana) : une erreur de réseau peut faire perdre les fonds.
    4. Envoyez d’abord un petit montant, vérifiez qu’il est arrivé, puis envoyez le reste. Regardez avant les frais de retrait de la plateforme.
    5. La plateforme peut vous demander à qui appartient l’adresse. À partir de 1 000 €, elle doit vérifier qu’elle est à vous : les orientations de l’Autorité bancaire européenne, applicables depuis le 30 décembre 2024, citent l’envoi d’un petit montant qu’elle fixe ou la signature d’un message avec la clé de l’adresse.

    De votre portefeuille vers une plateforme

    C’est le même geste à l’envers : prenez l’adresse de dépôt dans la plateforme, pour la bonne crypto et le bon réseau, faites un petit essai, puis envoyez le reste. Les frais se paient dans la crypto du réseau (de l’ether sur Ethereum) : gardez-en un peu.

    D’un portefeuille personnel à un autre

    Pour changer d’application ou d’appareil, deux voies. Si votre phrase de récupération n’a jamais été exposée, saisissez-la dans un nouveau portefeuille qui accepte le même format de phrase (sur l’appareil lui-même s’il est matériel) : vous retrouvez vos fonds sans rien envoyer. C’est aussi ce qui vous protège si votre appareil casse ou si son fabricant cesse son activité.

    Si la phrase a pu être vue (tapée sur un site, photographiée, stockée en ligne), ne la réutilisez pas : créez un nouveau portefeuille, avec une nouvelle phrase, et transférez-y tout sans attendre. L’article suivant du parcours explique comment sauvegarder sa phrase de récupération.

    Questions fréquentes

    Que deviennent mes cryptos si ma plateforme fait faillite ?

    Chez une plateforme agréée MiCA pour la conservation, elles sont juridiquement séparées de son patrimoine : ses créanciers ne peuvent rien réclamer dessus, et elle doit avoir des procédures pour vous les rendre « le plus rapidement possible ». En revanche, le FGDR, qui garantit les dépôts bancaires, ne couvre pas la faillite d’une plateforme. Et une offre de rendement qui prête vos cryptos peut obéir à d’autres règles.

    Faut-il un portefeuille matériel pour 100 € de bitcoin ?

    Ce n’est pas obligatoire, et le premier prix est de 59 € chez Ledger comme chez Trezor (au 11 octobre 2026). Pour de petits achats, une plateforme agréée, protégée par un mot de passe unique et une double authentification, est un point de départ raisonnable. L’appareil devient utile quand la somme compte pour vous et que vous la gardez longtemps.

    Que se passe-t-il si je perds mon appareil, ou si son fabricant disparaît ?

    Vos cryptos ne sont pas dans l’appareil : avec votre phrase de récupération, vous les retrouvez sur un nouvel appareil, ou sur un portefeuille qui accepte le même format de phrase. Sans la phrase, et sauf service de sauvegarde que vous auriez souscrit, elles sont perdues. La sauvegarde de la phrase compte donc plus que le choix du modèle.

    Dois-je déclarer mon portefeuille personnel aux impôts ?

    Le formulaire 3916-bis vise les comptes ouverts auprès d’une plateforme établie à l’étranger ; le ministère de l’Économie cite une amende de 750 € par compte non déclaré, portée à 1 500 € quand la valeur des comptes dépasse 50 000 € à un moment de l’année (article 1736 du code général des impôts). Un portefeuille que vous gérez vous-même n’est pas un compte chez un tiers : selon notre lecture du texte en vigueur au 11 octobre 2026, il n’entre pas dans ce formulaire. Un amendement au projet de budget pour 2027 veut y ajouter les portefeuilles personnels d’au moins 100 000 € au 31 décembre ; adopté en commission des finances, il n’a pas survécu au rejet de la partie « recettes » le 9 octobre 2026 : le débat en séance repart du texte du gouvernement. Vos plus-values, elles, se déclarent où que soient vos cryptos : c’est l’objet de l’étape 7 du parcours.

    Peut-on utiliser plusieurs portefeuilles ?

    Oui : une plateforme pour acheter, un appareil pour épargner, une application pour les applications décentralisées, par exemple. Chaque portefeuille que vous créez a sa propre phrase de récupération, à sauvegarder à part. Notez où se trouve chaque somme, pour ne rien oublier.

    Fin du bloc #6804

    La rédaction BlockInfos

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