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FinanceBloc #6967

Effet de levier et liquidation en crypto : comment ça marche

Le levier ouvre une position plus grande que votre mise, et la liquidation la ferme de force bien avant zéro. La mécanique, un exemple réel sur l’ether, le coût d’un mois, la loi en France et les impôts.

BlockInfosLa rédaction

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Sommaire

    L’essentiel : L’effet de levier ouvre une position plus grande que votre mise : à levier 5, 1 000 $ exposent à 5 000 $, et 1 % de baisse du cours coûte 5 % de la mise. La liquidation ferme la position bien avant zéro : le 31 janvier 2026, l’ether a perdu jusqu’à 17,5 %, et avec les règles européennes de Kraken, une position à levier 5 aurait été liquidée vers −15 % (notre calcul). En France, un CFD sur crypto vendu à un particulier est limité au levier 2.

    L’effet de levier en une minute

    Le levier, c’est la taille de la position rapportée à votre mise, la marge. À levier 5, 1 000 $ de marge exposent à 5 000 $ : 1 % de hausse du cours rapporte 50 $, 1 % de baisse en coûte autant, soit 5 % de la mise (hors frais).

    La marge n’est pas le prix de la crypto, mais un dépôt de garantie : « vous n’êtes pas tenu d’acquitter la valeur du Crypto-Actif Sous-Jacent » (document d’informations clés de Kraken), et vous ne le possédez pas. Les mots de base (long, short, dérivés) sont dans notre guide pour apprendre le trading, les ordres stop dans notre article sur les types d’ordres.

    Marge initiale, marge de maintien, prix de liquidation

    La marge initiale est le minimum pour ouvrir ; la marge de maintien, « le solde minimal du compte nécessaire pour conserver une position ouverte » (Kraken). Quand votre capital (la mise, plus les gains ou moins les pertes) passe sous ce seuil, la plateforme liquide la position : elle la ferme de force.

    À titre d’exemple, sans recommandation, la grille de Kraken pour l’Espace économique européen (7 octobre 2026) fixe au premier niveau un levier de 10 au plus, une marge initiale de 10 % et une marge de maintien de 5 %, calculées « au prix d’entrée ». Selon notre lecture, cette marge de maintien vaut 5 % de la position, quel que soit le levier choisi : la liquidation tombe, hors frais, vers −5 % du cours à levier 10, −15 % à levier 5, −45 % à levier 2, et même −95 % à levier 1 (notre calcul).

    Un prix de liquidation qui bouge

    Le prix de liquidation affiché « est une estimation » qui « ne doit pas être considérée comme statique » (FAQ de Kraken). La liquidation suit le prix repère, tiré d’un indice de prix, pas le dernier prix d’un seul carnet d’ordres. Le financement payé peut aussi déclencher la liquidation, et Kraken peut changer sa grille « à tout moment et sans préavis ».

    Marge isolée ou croisée

    En marge isolée, la marge de la position est « les seuls fonds exposés au risque », sauf liquidation de tout le compte. En marge croisée, la position s’appuie sur « l’ensemble des fonds disponibles dans le portefeuille de marge » (Kraken) : une seule mauvaise position peut emporter tout le portefeuille. Chez Hyperliquid, « Cross margin is the default » (la marge croisée est le réglage par défaut, documentation).

    Ce qui se passe quand vous êtes liquidé

    « Kraken Derivatives n’offre pas d’appels de marge ni d’avertissements » (FAQ). Son processus de protection du capital compte ensuite cinq étapes :

    1. liquidation partielle, depuis le 26 mars 2026 : la position est réduite « par tranches de 10% » jusqu’à ce que le capital repasse au-dessus de la marge de maintien « ou que la position soit entièrement clôturée », avec, à chaque tranche, des frais égaux à l’écart entre le prix d’exécution (plafonné au prix repère) et le prix où le capital serait nul ;
    2. liquidation complète : des frais égaux à la moitié de la marge de maintien minimale du contrat, « plafonnés à un maximum de 5 % », puis un ordre exécuté immédiatement ou annulé (IOC), à un prix limite qui évite le solde négatif ; s’il s’exécute mieux, vous gardez le reste ;
    3. attribution de ce qui reste à des « fournisseurs de liquidité enregistrés » ;
    4. liquidation couverte, avec un pool de Kraken qui absorbe la perte supplémentaire ;
    5. dénouement : des positions du côté opposé sont fermées de force.

    Chez Hyperliquid, sans frais de liquidation, le reste de la garantie revient au trader (« any remaining collateral remains with the trader ») ; mais sous les deux tiers de la marge de maintien, un coffre de liquidation reprend la position et garde cette marge. Si un compte devient négatif, le désendettement automatique (ADL) réduit des positions du côté opposé, classées selon leurs gains et leur levier : il « can involuntarily close profitable shorts » (peut fermer de force des positions vendeuses gagnantes), note FTI Consulting.

    Un exemple réel : l’ether le 31 janvier 2026

    Le samedi 31 janvier 2026 (journée UTC), l’ether est passé sur Kraken de 2 702,42 $ à l’ouverture à 2 230 $ au plus bas (−17,48 %), puis à 2 448,60 $ à la clôture (−9,39 %, cours de Kraken). Appliquons-y les règles publiées par Kraken pour l’Europe en octobre 2026, pas celles de janvier : c’est une illustration. Position acheteuse prise à l’ouverture avec 1 000 $ de mise, frais de 0,05 % à l’aller et au retour (grille), financement du jour (taux de Kraken).

    LevierSeuilAu plus basÀ la clôture
    1−95 % à 135 $−175 $−95 $
    2−45 % à 1 486 $−350 $−190 $
    3−28,3 % à 1 937 $−524 $−284 $
    5−15 % à 2 297 $Liquidée avantFermée
    10−5 % à 2 567 $Liquidée avantFermée
    CFD, 2Vers −25 % à 2 027 $−350 $−188 $
    Notre calcul, à titre d’exemple, sans recommandation : position de 1 000 $ × le levier ; seuil de liquidation hors frais (CFD : seuil de clôture), en baisse du cours et en prix ; perte arrondie sur 1 000 $ de mise, à la clôture frais et financement compris (CFD : hors frais).

    À levier 5, la liquidation tombe vers 2 297 $, avant le plus bas : 750 $ de perte hors frais, plus des frais de liquidation qui, selon notre lecture du processus de Kraken, peuvent emporter les 250 $ restants, même si les ordres s’exécutent au prix repère. Restée ouverte, la position aurait fini la journée à −47,4 % : la liquidation fait perdre la remontée de l’après-midi.

    À levier 10, elle tombe dès −5 % : 500 $ hors frais, jusqu’à toute la mise. Au plus bas, la perte latente aurait atteint 174,8 % de la mise, ce que la liquidation empêche. Les leviers 2 et 3 passent la journée ; mais le 5 février, avec un plus bas à 1 812,68 $, la position à levier 3 aurait été liquidée à son tour (notre calcul).

    Le CFD à levier 2, vendu selon la décision de l’AMF, est clôturé quand le compte tombe sous la moitié de la marge initiale : vers −25 % du cours si le compte ne contient que cette marge. Le 31 janvier, le plus bas ne l’atteint pas.

    Le coût du temps : le financement

    Un contrat perpétuel n’a pas d’échéance : pour garder son prix près du comptant, il prévoit un financement, « un paiement entre traders » réglé chaque heure chez Kraken. « Si le taux de financement est positif, les positions long paient les positions short ; s’il est négatif, les positions short paient les positions long » (spécifications). Chez Hyperliquid, « no fees are collected on the payments » (aucun frais n’est prélevé). Ce n’est donc pas un frais de la plateforme, mais un coût calculé sur toute la position : à levier 10, il pèse dix fois plus sur la mise.

    Sur le perpétuel ETH de Kraken, du 19 septembre au 19 octobre 2026, une position acheteuse a payé 0,594 % de sa valeur ; sur un an, 3,49 %. Sur les 8 853 heures publiées depuis le 15 octobre 2025, le taux a été négatif 2 750 heures, et sur l’ensemble de février, mars et avril 2026 (notre calcul). Selon FTI, le financement des perpétuels était passé « from around 10% annualized to nearly 30% » (d’environ 10 % à près de 30 % par an) au 6 octobre 2025.

    Position acheteuse, 1 000 $ de miseCe qui est comptéSur 30 jours
    Perpétuel ETH, levier 1Financement relevé (0,594 %), frais de 0,05 % à l’aller et au retour6,94 $
    Perpétuel ETH, levier 2Le même calcul sur 2 000 $13,88 $
    Perpétuel ETH, levier 10Sur 10 000 $69,39 $
    Perpétuel, levier 2, au taux du 6 octobre 2025Près de 30 % par an sur 2 000 $, sans fraisPrès de 49 $
    CFD sur bitcoin chez IG, levier 20,0694 % par jour sur 2 000 $41,64 $
    Notre calcul au 19 octobre 2026, à titre d’exemple, sans recommandation : taux et frais de Kraken, taux du 6 octobre 2025 selon FTI, conditions d’IG (dont 10 % par an de « frais administratif »), sans variation du cours. Un relevé, pas un tarif.

    CFD, perpétuels, options, marge, produits « 2x » : de quoi parle-t-on ?

    • CFD (contrat sur différence) : un dérivé « réglé en espèces » qui donne « une exposition longue ou courte » au prix d’un actif (décision de l’AMF) ;
    • contrat perpétuel : il « n’a aucune date d’expiration », ne donne aucun « droit direct sur le sous-jacent », et le DIC de Kraken le classe au risque « 7 sur 7 » ;
    • option : l’acheteur paie une prime pour « the right, but not the obligation » (le droit, pas l’obligation) d’acheter ou de vendre à un prix fixé (CME Group) ;
    • marge au comptant : vous empruntez pour acheter ou vendre la crypto elle-même ; chez Kraken, « l’intégralité de votre solde Kraken peut être exposée si votre position est liquidée » (page de la marge) ;
    • produits à levier quotidien (« 2x », inverses) : « designed to achieve their stated objectives on a daily basis », ils peuvent, sur plus d’un jour, « differ significantly » du multiple affiché (SEC, droit américain).

    Sur l’ether, du 30 janvier au 1er mars 2026 (clôtures), le cours perd 28,24 % et un produit 2x rééquilibré chaque jour 53,14 %, pas 56,48 % ; du 19 octobre 2025 au 18 octobre 2026, l’ether perd 39,58 %, et un produit inverse ne gagne que 13,70 % (notre calcul, produit théorique, hors frais).

    L’AMF ne lève son avertissement « too complex to be marketed to retail investors » sur un ETN de cryptos qu’à quatre conditions, dont l’absence de levier : selon notre lecture, un ETN à levier le garde. Dans la finance décentralisée, elle décrit des perpétuels « accessibles aux particuliers qui peuvent y intervenir sans intermédiaires », parmi des « plateformes et offres non régulées » (cartographie 2026). L’emprunt en boucle (déposer, emprunter, racheter, redéposer) est décrit dans notre article sur Aave.

    Ce que dit le droit en France

    Un dérivé sur crypto (CFD, perpétuel, contrat à terme) est un instrument financier : le règlement MiCA ne vise que les crypto-actifs, et écarte même ceux qui sont des instruments financiers (article 2, paragraphe 4). Le dérivé relève de la directive MiFID II, pas de l’agrément MiCA. Pour un particulier, la décision de l’AMF du 1er août 2019, applicable « jusqu’à sa révocation par l’AMF », impose au vendeur de CFD :

    • une marge initiale de « 50 % de la valeur notionnelle du CFD si le sous-jacent est un actif numérique », soit un levier de 2 au plus ;
    • la clôture quand les fonds du compte et les gains latents tombent à « moins de la moitié de la protection relative aux marges initiales totale » ;
    • la protection contre le solde négatif, limitée « au montant des fonds figurant sur ce compte au titre des CFD » ;
    • aucun avantage offert, et un avertissement sur les risques.

    Ces produits sont donc encadrés, pas interdits, et ces règles ne valent pas pour les clients professionnels. Le 24 février 2026, l’ESMA a écrit que les dérivés vendus comme perpétuels « are likely to fall within the scope » (relèvent probablement) de ces mesures : ceux qui répondent à la définition du CFD « would be subject to » (seraient soumis à) des limites de levier, une clôture et une protection contre le solde négatif, quel que soit leur nom commercial.

    La publicité est encadrée aussi : pas de communication promotionnelle « par voie électronique » vers des clients « susceptibles d’être non professionnels » sur certains contrats, notamment ceux dont « le risque de perte est supérieur au montant de l’apport financier initial » (article L. 533-12-7 du code monétaire et financier). Pour les influenceurs, « est interdite […] toute promotion, directe ou indirecte » de ces contrats (loi du 9 juin 2023, article 4).

    Aux États-Unis, la CFTC a publié le 13 octobre 2026 un avis préalable à des règles sur les opérations de détail sur crypto-actifs, notamment à crédit ou sur marge, ouvert aux commentaires jusqu’au 14 décembre 2026 (Federal Register).

    Vérifier qui vous propose du levier

    Pour les dérivés, l’ACPR et l’AMF renvoient à « la liste des prestataires de services d’investissement habilités » (REGAFI) : « Si l’intermédiaire ne figure sur aucune de ces dernières listes, nous vous invitons fortement à ne pas répondre à ses sollicitations » (communiqué du 9 juillet 2026). Regardez les services et les instruments couverts, pas seulement le nom.

    La liste noire des dérivés sur crypto-actifs de l’AMF comptait 272 sites au 28 septembre 2026, dont 36 inscrits en 2026 (notre comptage) ; selon l’ACPR et l’AMF, ces listes « n’ont pas vocation à être exhaustives ». Lisez aussi le document d’informations clés, obligatoire selon l’ESMA : celui de Kraken prévient qu’en raison des exigences de marge, vous pouvez « perdre davantage que le montant que vous avez investi à l’origine », et que l’initiateur du produit, Crypto Facilities, pourrait ne pas payer ce qui vous est dû, « par exemple en cas de faillite ». Une plateforme peut aussi être piratée (notre registre des piratages de 2026), et une promesse de gain rapide est un signe d’arnaque.

    Les liquidations en chiffres

    Le 10 octobre 2025, plus de 19 milliards de dollars de positions à effet de levier ont été liquidés en une journée environ, selon FTI Consulting. CoinGlass en compte aussi plus de 19 milliards ce jour-là ; avec les délais de publication de certaines plateformes, il estime que le vrai montant « likely approached $30–40 billion » (approchait probablement 30 à 40 milliards).

    Le même jour, sur les 75 cryptos étudiées, Hyperliquid aurait fermé de force, par désendettement automatique, 2,047 milliards de dollars de positions, « with little regard to leverage » (presque sans égard au levier) ; de nombreux comptes ont été fermés, en tout ou en partie, en cinq minutes, de 21 h 16 à 21 h 21 UTC, selon une prépublication de Campbell, Hey, Moallemi et Nutz (version du 16 juillet 2026).

    Le 31 janvier 2026, CoinGlass compte 2,59 milliards de dollars de liquidations, dont 2,43 milliards de positions acheteuses, sur les plateformes de son échantillon. Sur tout le premier semestre 2026, le même rapport en compte 73,35 milliards (CoinGlass).

    Ces montants sont des notionnels : la taille des positions fermées, pas des pertes. À levier 10, la marge ne vaut que 10 % du notionnel, et « the trader typically loses their posted margin » (le trader perd en général sa marge), résume Patrick Heusser, de Sentora (Cryptonews). Ces liquidations s’enchaînent : chaque vente forcée fait baisser le prix et en déclenche d’autres, une « margin-driven liquidation spiral » (spirale de liquidations entraînée par les marges) selon FTI.

    Ce que perdent les particuliers à levier

    Nous n’avons trouvé aucune étude officielle sur les particuliers français en dérivés de cryptos. Les mesures disponibles portent sur d’autres produits ou d’autres pays :

    • AMF, 2014 : sur 14 799 clients actifs de CFD et de Forex en France, sur quatre ans (de 2009 à 2012, de 2010 à 2013 pour l’un des intermédiaires), « un taux de clients perdants de plus de 89% », une perte moyenne de 10 887 € et médiane de 1 843 € (étude de l’AMF) ;
    • depuis 2019, chaque vendeur de CFD affiche la part de ses comptes de particuliers perdants sur 12 mois ; celui qui n’a ouvert aucune position de particulier affiche : « Entre 74 et 89 % des comptes d’investisseurs non professionnels perdent de l’argent » ;
    • AMF, 2020 : ces pourcentages « varies generally between around 70% and more than 80% » (vont en général d’environ 70 % à plus de 80 %, AMF) ;
    • Royaume-Uni : la vente de dérivés sur cryptos aux particuliers y est interdite depuis le 6 janvier 2021, ce qui devait leur éviter « around £53m » de pertes (FCA) ; la FCA l’a maintenue en juin 2025.

    Ces mesures ne s’additionnent pas. Notre avis, celui de notre guide du trading : pour la plupart des débutants, le levier n’est pas la bonne porte d’entrée. Si vous voulez trader quand même, commencez au comptant, sans levier, sur une plateforme agréée, avec une somme que vous pouvez perdre entièrement ; ou investissez à long terme, par exemple une somme fixe chaque mois. Pour lire les graphiques : notre article sur les chandeliers japonais.

    Impôts : ce qu’on sait, ce qu’on ne sait pas

    Au comptant, les échanges entre cryptos sont en sursis (article 150 VH bis du code général des impôts) ; la plus-value de vos ventes de 2026 contre des euros est taxée à 31,4 %, « quel que soit le nombre de transactions » (impots.gouv.fr ; notre article sur les impôts crypto).

    Selon notre lecture, un contrat perpétuel réglé en espèces, instrument financier et non crypto-actif, relèverait plutôt du régime des instruments financiers à terme (article 150 ter, BOFiP) que de celui des cryptos. Aucun texte lu ne le dit : posez la question à votre service des impôts.

    Ce régime pourrait changer. Le 16 octobre 2026, l’Assemblée nationale a adopté en séance l’amendement n° I-3898 au projet de budget pour 2027. S’il restait dans la loi, le sursis ne s’appliquerait plus, à partir du 1er janvier 2027, aux échanges qui vous font recevoir « des jetons de monnaie électronique » au sens de MiCA « ou des droits s’y rapportant » : selon notre lecture, échanger de l’ether contre de l’USDC pour le déposer en garantie d’une position à levier deviendrait imposable, même sans passer par l’euro. L’USDT « resterait hors du dispositif », selon une analyse relayée par Chainalysis et citée par Cointribune ; pour Cryptoast, il pourrait être visé lui aussi, car le texte renvoie à la définition des jetons de monnaie électronique, pas à leur agrément.

    Ce n’est pas la loi. Le vote solennel de la première partie du budget, prévu le 20 octobre, a été reporté au mardi 3 novembre (Assemblée nationale) ; au 22 octobre 2026, celui de l’ensemble du texte restait prévu le 17 novembre (calendrier de l’Assemblée), si la première partie est adoptée : rejetée, elle ferait tomber tout le texte, qui partirait au Sénat dans la version du gouvernement, sans l’amendement. Viendront ensuite l’examen par le Sénat et l’adoption définitive. D’ici là, l’amendement peut être modifié ou disparaître.

    Questions fréquentes

    Je ne peux pas perdre plus que ma mise ?

    Avec un CFD vendu à un particulier en France, non : la perte est limitée aux fonds de votre compte CFD. Ailleurs, rien ne vous le garantit : chez Kraken, la FAQ dit que le solde ne peut pas devenir négatif, le document d’informations clés que vous pourriez perdre plus que votre mise.

    Un levier de 1 sur un perpétuel, c’est comme acheter ?

    Non. Vous ne possédez pas la crypto, vous payez ou recevez un financement chaque heure (3,49 % payés en un an par une position acheteuse sur le perpétuel ETH de Kraken, notre calcul), et la position peut être liquidée, vers −95 % avec la grille européenne de Kraken. Le régime fiscal serait aussi différent, selon notre lecture.

    Vendre à découvert, c’est forcément du levier ?

    Non : une position vendeuse à levier 1 n’amplifie pas la variation. Mais elle perd quand le cours monte, et cette hausse « est en théorie illimitée » (La finance pour tous) ; elle a une marge, et peut donc être liquidée, vers +95 % avec la même grille (notre calcul).

    La plateforme chasse-t-elle les stops ?

    Aucune étude que nous avons lue ne le prouve ni ne l’écarte. L’ESMA signale un conflit d’intérêts quand le dérivé est émis ou négocié dans le groupe de la plateforme. Et un stop ne garantit jamais le prix de sortie.

    Pourquoi ma position a-t-elle été liquidée alors que le prix n’avait pas atteint mon prix de liquidation ?

    Parce que ce prix n’est qu’une estimation, qui « ne doit pas être considérée comme statique », dit Kraken. La liquidation suit le prix repère ; le financement payé et les pertes de vos autres positions en marge croisée déplacent le seuil, et la grille peut changer « sans préavis ».

    Le levier x100 est-il légal en France ?

    Pas pour un CFD sur crypto vendu à un particulier : la marge initiale est de 50 %, soit un levier de 2 au plus. Selon l’ESMA, les perpétuels qui répondent à la définition du CFD seraient soumis aux mêmes limites. Avant tout dépôt, vérifiez que le site est habilité (registre REGAFI) et qu’il ne figure pas sur une liste noire de l’AMF.

    Fin du bloc #6967

    La rédaction BlockInfos

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