L’essentiel : Aave est un protocole de prêt : des déposants y prêtent leurs cryptos, des emprunteurs y empruntent contre une garantie qui vaut plus que le prêt. Le taux suit la part empruntée : 3,76 % par an (APR) pour l’USDC déposé sur Ethereum le 18 octobre 2026 à 6 h 55, 11,67 % quelques heures plus tôt. Si la garantie baisse trop, un liquidateur la prend avec une prime, 5 % pour l’ETH, dont une part va au protocole. Et peu de recours en cas de perte.
Aave en deux minutes
Aave se présente comme « un protocole de liquidité non dépositaire » (notre traduction) : des contrats gardent les dépôts, où puisent les emprunteurs, contre un jeton de reçu (notre guide de la DeFi l’explique). La V3 est sortie le 16 mars 2022, sur Ethereum le 27 janvier 2023 ; la V4 y a été lancée le 30 mars 2026 (historique d’Aave).
| Version | Valeur bloquée (emprunts non compris) | Sommes empruntées |
|---|---|---|
| Aave V3, sur 21 réseaux | 16,91 Md$ | 11,75 Md$ |
| dont Ethereum | 14,04 Md$ | 9,41 Md$ |
| Aave V4 | 0,66 Md$ | 0,41 Md$ |
Les détenteurs du jeton AAVE votent les changements (13 jours pour la procédure standard), mais des contrats, les « Stewards », ajustent plafonds, taux et réglages des garanties sans vote, dans des bornes (gouvernance). Aave Labs édite l’interface app.aave.com ; le protocole, lui, « n’est pas une société » (conditions, notre traduction). Aave a aussi son stablecoin, le GHO.
Prêter : d’où vient le taux
Déposer 1 000 USDC vous donne environ 1 000 aUSDC, dont le solde grossit des intérêts payés par les emprunteurs, moins le « facteur de réserve » que garde le protocole (Aave), 10 % sur l’USDC (notre lecture du Pool).
Le taux suit l’utilisation, la part des dépôts qui est empruntée, sur deux pentes. Pour l’USDC d’Aave V3 sur Ethereum, le contrat du modèle de taux fait monter l’emprunt jusqu’à 4,5 % par an à 94 % d’utilisation, puis de 10 points de plus jusqu’à 100 %. Le 18 octobre 2026 à 6 h 55 (heure de Paris), à 93,46 % d’utilisation, le Pool d’Aave prêtait à 4,47 % et rémunérait les dépôts à 3,76 % (notre lecture et notre calcul).
| Utilisation | Taux d’emprunt | Taux de dépôt |
|---|---|---|
| 80 % | 3,83 % | 2,76 % |
| 94 % | 4,50 % | 3,81 % |
| 95 % | 6,17 % | 5,27 % |
| 99 % | 12,83 % | 11,43 % |
| 100 % | 14,50 % | 13,05 % |
Un taux bouge en minutes : dans la nuit du 17 au 18 octobre 2026, un compte a retiré 133,9 millions d’USDC à 1 h 33 et les a redéposés à 2 h 08 ; entre-temps, le dépôt rapportait 11,5 à 11,7 % (notre lecture du Pool). La moyenne mensuelle a atteint 12,55 % en décembre 2024 et 1,99 % en mars 2026, son plus bas depuis mars 2023 (historique de DefiLlama, qui l’appelle APY mais reprend l’APR du contrat ; notre lecture et notre calcul).
Vous ne retirez que ce qui « n’est pas emprunté » (centre d’aide, notre traduction) : à 100 % d’utilisation, plus rien ne sort, comme en avril 2026.
Emprunter : LTV, seuil et facteur de santé
Vous activez un dépôt comme garantie. Chaque crypto a sa LTV (loan-to-value), la part que vous pouvez emprunter, son seuil de liquidation, au-delà duquel la position est liquidable, et son bonus, la prime du liquidateur, dont une part va au protocole.
| Garantie | LTV | Seuil de liquidation | Bonus |
|---|---|---|---|
| ETH (WETH) | 80,5 % | 83 % | 5 % |
| wstETH (ETH de Lido) | 78,5 % | 81 % | 6 % |
| USDC ou USDT | 75 % | 78 % | 4,5 % |
Le facteur de santé vaut la garantie multipliée par son seuil, divisée par la dette ; sous 1, la position est liquidable (centre d’aide). Avec 1 ETH à 2 414,06 $ (oracle d’Aave, 6 h 55) et 1 000 USDC empruntés : 2 414,06 × 0,83 ÷ 999,85 ≈ 2,00. (Notre guide de la DeFi, avec un seuil imaginaire de 80 % et l’ETH du 17 octobre, trouvait 1,93.)
| Contre 1 ETH, vous empruntez | Facteur de santé | Liquidable si l’ETH passe sous | Soit une baisse de |
|---|---|---|---|
| 1 000 USDC | 2,00 | 1 204,64 $ | 50 % |
| 1 500 USDC | 1,34 | 1 807 $ | 25 % |
| 1 900 USDC | 1,05 | 2 289 $ | 5 % |
Au maximum permis, 1 943 USDC, le facteur tombe à 1,03 : 3 % de baisse suffisent. Et le taux est variable, le taux stable ayant disparu le 8 octobre 2024 (version 3.2).
E-mode, plafonds, prêt flash : les réglages à connaître
L’E-mode relève LTV et seuil pour des cryptos qui bougent ensemble, mais n’autorise que les emprunts de la même catégorie (centre d’aide). Sur Ethereum, « ETH correlated » offre 93 % et 95 %, avec du WETH à emprunter. 1 wstETH contre 1 WETH donne 1,18 (notre calcul) : il faudrait que le rapport wstETH/ETH baisse d’environ 15,6 %, rapport que l’oracle tire du taux interne de Lido, pas du marché.
Chaque crypto a aussi des plafonds (3 milliards de dépôts pour l’USDC) ; le « mode isolé » a été retiré par la version 3.7, active sur Ethereum depuis le 29 mai 2026. Le prêt flash, emprunté et remboursé dans la même transaction contre 0,05 % (documentation), est un outil de programmeurs.
Le levier, sur Aave
Déposer de l’ETH, emprunter de l’USDC, racheter de l’ETH, le redéposer : chaque tour rapproche le facteur de santé de 1. Réutiliser des montants empruntés comme garantie dans des transactions sur des protocoles d’échange crée, selon l’AMF, « un risque de perte très significatif ».
La liquidation, chiffrée
N’importe qui peut liquider, en pratique des robots (Aave) : le liquidateur rembourse votre dette et prend votre garantie, plus le bonus. Selon le code de la version 3.7, si la garantie et la dette visées valent chacune au moins 2 000 $ et que le facteur de santé dépasse 0,95, il rembourse au plus la moitié de la dette totale ; sinon, toute. Il doit rester au moins 1 000 $, sauf à tout solder.
| L’ETH tombe à 1 200 $ (facteur 0,996) | Petite position | Grande position |
|---|---|---|
| Garantie et dette | 1 ETH, 1 000 USDC | 10 ETH, 10 000 USDC |
| Dette remboursée | 1 000 USDC (toute) | 5 000 USDC (la moitié) |
| Garantie saisie, dont bonus | 0,8749 ETH, dont 0,0417 (50 $) | 4,3743 ETH, dont 0,2083 (250 $) |
| Il vous reste | 0,1251 ETH (150 $), sans dette | 5,6257 ETH et 5 000 USDC de dette |
La petite position valait 200 $ nets : il en reste 150. La grande remonte à 1,12, jusqu’à la baisse suivante (notre calcul).
Ce que les crises ont montré
| Trois jours (UTC) | Liquidations | Comptes | USDC et USDT remboursés |
|---|---|---|---|
| 2 au 4 février 2025 | 1 146 | 762 | 124,2 millions |
| 10 au 12 octobre 2025 | 912 | 631 | 121,2 millions |
| 31 janvier au 2 février 2026 | 2 297 | 1 472 | 152,6 millions |
LlamaRisk, prestataire de la gouvernance, compte autrement (936 et 430 liquidations pour les deux premières), mais le constate : un appel « rembourse au plus la moitié de la dette » (le code, on l’a vu, ne pose cette limite qu’au-dessus de 0,95 et de 2 000 $) ; en février 2025, tous déploiements confondus, « 32 % des utilisateurs liquidés » l’ont été plus d’une fois (notre traduction).
Kelp : quand la garantie d’un autre protocole lâche
Le 18 avril 2026, le pont de Kelp DAO libère sans contrepartie 116 500 rsETH, un jeton adossé à de l’ETH mis en jeu : environ 292 millions de dollars (Chainalysis ; voir notre guide de la DeFi). 89 567 sont déposés sur Aave, contre lesquels le pirate emprunte 82 650 WETH, 190,86 millions de dollars (LlamaRisk).
Le gardien d’Aave commence à geler le rsETH à 20 h 52 (heure de Paris) ; sur Ethereum, le gel tombe à 21 h 04 (notre lecture de la chaîne), sans empêcher de rembourser ni de liquider. Les prêteurs veulent retirer : sur Ethereum, à 14 h, il restait 5 297 USDC disponibles le 19 avril, 30 le 20, 93 le 21, puis 23,5 millions le 23, et presque aucun WETH du 19 au 28 : 62 au plus, le 24 (notre lecture de la chaîne).
Le 6 mai, une proposition de la gouvernance liquide les huit positions du pirate sur Aave V3 ; « les autres utilisateurs (y compris les stakers d’Umbrella) n’ont pas été touchés par cette opération », écrit Aave (notre traduction). Mais depuis mai, la réserve de WETH d’Ethereum porte un déficit de 52 964 WETH, environ 128 millions de dollars au 18 octobre 2026 (notre lecture du Pool, sur ce seul marché ; autre mesure que la mauvaise dette « estimée » à environ 190 millions que cite notre guide de la DeFi) : 2,4 % des aWETH ne sont adossés à rien. La coalition DeFi United affichait le 18 octobre « objectif de récupération atteint », « sous réserve de votes en cours, d’accords indicatifs et d’une exécution réussie » (notre traduction) ; le déficit n’était pas effacé.
Umbrella « automatise la couverture des dettes non remboursées » : des volontaires y mettent en jeu des aTokens contre une récompense, prélevables en cas de déficit, avec « 20 jours » d’attente pour sortir (notre traduction). Pour Kelp, la DAO a relevé sa part, la « première perte » qu’elle couvre avant tout prélèvement sur les stakers (notre traduction) : elle passe à 53 041 WETH, 77 plus le déficit (notre lecture du contrat).
Les autres risques : oracle, stablecoin, code et interface
Une erreur d’oracle. En mars 2026, un réglage du plafond de l’oracle du wstETH a baissé son cours de 2,85 % : 34 comptes liquidés en E-mode, environ 512 ETH captés par les liquidateurs (post-mortem de Chaos Labs). Un remboursement, proposé le 11 mars, a été voté et distribué fin mars selon des participants du forum, sans décompte public par compte.
Un stablecoin qui décroche. L’oracle de l’USDC plafonne son cours à 1,04 $, sans plancher (notre lecture du contrat) : si l’USDC retombait sous 0,87 $, comme le 11 mars 2023 (les stablecoins), Aave le verrait à ce cours, et les prêteurs d’USDC seraient payés dans un jeton qui ne vaut plus un dollar.
Le code. La page de sécurité annonçait le 18 octobre 2026 « 65 audits » (« audits et revues assistées par IA ») et plus de 4,4 milliards de dollars « liquidés en sécurité, zéro mauvaise dette » (notre traduction), malgré le déficit de Kelp. Un audit ne garantit rien.
L’interface. Le 12 mars 2026, un utilisateur a échangé 50,4 millions de dollars d’USDT déposés sur Aave contre environ 36 000 dollars d’AAVE, après avoir accepté un avertissement d’impact de 99,9 % (The Block, rekt.news) : voir notre article sur les DEX.
Aave V4 : ce qui change pour vous
La V4 réunit la liquidité dans des « hubs » ; vous déposez et empruntez dans des « spokes », qui ont chacun leurs règles de risque. Lancée avec trois hubs et onze spokes (historique d’Aave), sa valeur bloquée était, le 18 octobre 2026, environ 26 fois plus faible que celle de la V3 (DefiLlama, même mesure, tableau plus haut). Selon sa documentation :
- un seul réglage par garantie, le « collateral factor », au lieu de la LTV et du seuil ;
- un emprunt possible jusqu’à un facteur de santé de 1, sans la marge de la V3 ;
- une prime de taux selon la qualité de la garantie : 50 % sur un taux de 5 % donnent 7,5 % ;
- une liquidation limitée à ce qui remet la position en bonne santé, totale s’il reste moins de 1 000 $ de dette (liquidations).
Nous n’y avons trouvé aucun taux fixe au 18 octobre 2026.
Pas à pas, d’après le centre d’aide d’Aave
Nous n’avons rien signé : voici les étapes que décrit Aave Labs.
- Un portefeuille personnel (notre guide), de l’ETH pour le gas, et app.aave.com tapé à la main : « Connect Wallet ».
- L’autorisation : une transaction, ou une signature « qui ne coûte pas de frais de réseau » (centre d’aide). Un faux site fait signer la même chose pour vider un portefeuille (le phishing et les drainers).
- Le dépôt (« Supply »), contre des aTokens.
- Pour emprunter : garantie activée, facteur de santé lu, « Borrow » ; les intérêts courent tout de suite (centre d’aide).
- Ensuite : surveiller, rembourser (« Repay »), retirer (« Withdraw »).
Ce que coûte le gas
Gas médian des 1 239 transactions réussies (sur 1 249) vers le Pool sur Ethereum, du 17 octobre 2026 à 7 h au 18 à 7 h (notre relevé ; notre article sur le gas) :
| Opération | Gas (unités) | Payé les 17 et 18 octobre (médiane) | Pic du 24 septembre |
|---|---|---|---|
| Déposer | 155 555 | 0,09 € | 8,33 € |
| Emprunter | 315 222 | 0,21 € | 16,89 € |
| Rembourser | 156 810 | 0,07 € | 8,40 € |
| Retirer | 183 674 | 0,11 € | 9,84 € |
Au premier dépôt d’un jeton s’ajoute l’autorisation, sauf signature : 0,06 € le 16 octobre, 2,60 € au pic, selon le même article. Au pic, déposer puis retirer aurait coûté plus de la moitié de ce que 1 000 USDC prêtés à 3,76 % APR (3,83 % APY) rapporteraient en un an, environ 38,3 USDC ou 34 € (notre calcul, si le taux ne bougeait pas).
Depuis la France : peu de règles, peu de recours
Les conditions du site d’Aave Labs (7 septembre 2026) excluent les pays sous sanctions, pas la France. Elles renvoient un litige à l’arbitrage de la Chambre de commerce internationale, aux îles Caïmans, plafonnent la responsabilité d’Aave Labs à 1 000 dollars, ou aux frais payés sur les douze derniers mois s’ils sont plus élevés, et l’écartent pour « toute liquidation » (notre traduction), sans limiter les droits du consommateur auxquels la loi interdit de renoncer ; celles de l’appli mobile ouvrent aux résidents de l’Union les tribunaux de leur pays.
MiCA prévoit que des services « fournis de manière entièrement décentralisée sans aucun intermédiaire » ne devraient pas en relever (considérant 22), et qu’il « ne devrait pas traiter le prêt et l’emprunt de crypto-actifs » (considérant 94 ; notre article sur MiCA). Seule Push, la rampe euros de l’appli, est agréée, et cet agrément « ne s’étend pas » à l’appli ni aux logiciels d’Aave Labs (avertissements, notre traduction). Face au protocole, selon notre lecture, ni garantie des dépôts ni service de réclamation (les conditions ne donnent qu’une adresse, wecare@aave.com, pour tenter de régler à l’amiable un litige avec Aave Labs, avant l’arbitrage) : un remboursement n’arrive que si la gouvernance le vote, ou si d’autres le financent.
Impôts : ce qui est écrit, et ce qui ne l’est pas
Le BOFiP pose les règles : une vente contre des euros, un bien ou un service, ou un échange avec soulte, est imposable (§ 70) ; un échange entre cryptos sans soulte est en sursis, ses frais aussi (§ 80) ; rien n’est dû si les ventes de l’année du foyer ne dépassent pas 305 € (§ 90).
Pour le dépôt, l’aUSDC, les intérêts, l’emprunt, le remboursement et la liquidation, nous n’avons trouvé, au 18 octobre 2026, ni texte ni doctrine officielle propres ; en janvier 2026, NBE Avocats notait que l’administration n’avait « pas, à ce jour, commenté de manière exhaustive » le prêt. Selon notre lecture, un dépôt contre un jeton de reçu ressemble à un échange sans soulte, en sursis, sans que rien le confirme ; une liquidation, où votre garantie part rembourser votre dette, pourrait être une cession imposable. Notez tout (notre guide des impôts).
Ce régime pourrait changer. Le 16 octobre 2026, l’Assemblée nationale a adopté en séance l’amendement n° I-3898 au projet de budget pour 2027. S’il restait dans la loi, le sursis ne s’appliquerait plus, à partir du 1er janvier 2027, aux échanges qui vous font recevoir des « jetons de monnaie électronique » au sens de MiCA « ou des droits s’y rapportant » : selon notre lecture, échanger de l’ETH contre de l’USDC sur Uniswap deviendrait imposable, même sans passer par l’euro. Un dépôt d’USDC sur Aave serait-il visé ? Selon notre lecture, rien ne le dit, le texte ne visant que les échanges : l’aUSDC, adossé à de l’USDC, serait-il un de ces « droits » ? Et resteraient ouverts le retrait, qui vous rend de l’USDC, l’emprunt d’USDC et la liquidation d’une garantie qui rembourse une dette en USDC. L’amendement prévoit aussi de calculer le prix d’acquisition crypto par crypto, à la « valeur moyenne pondérée d’acquisition » de chacune, au lieu du calcul actuel sur l’ensemble du portefeuille.
Ce n’est pas la loi. Le vote solennel de la première partie du budget, prévu le 20 octobre, a été reporté au mardi 3 novembre (Assemblée nationale) ; au 22 octobre 2026, celui de l’ensemble du texte restait prévu le 17 novembre (calendrier de l’Assemblée), si la première partie est adoptée : rejetée, elle ferait tomber tout le texte, qui partirait au Sénat dans la version du gouvernement, sans l’amendement. Viendront ensuite l’examen par le Sénat et l’adoption définitive. D’ici là, l’amendement peut être modifié ou disparaître.
Notre avis
Prêter sur Aave, c’est confier ses cryptos à des contrats dont le taux, la liquidité et les réglages changent sans vous ; emprunter, c’est accepter qu’un robot prenne votre garantie avec une prime au premier creux. Avant de déposer, lisez l’utilisation du marché, les réglages de votre garantie et votre facteur de santé. Aucun protocole cité ici n’est une recommandation.
Questions fréquentes
Si je prête mes USDC sur Aave, puis-je les perdre ?
Oui, en partie ou en totalité, même sans emprunter : faille d’un contrat, oracle faussé, stablecoin qui décroche, dette qu’aucune garantie ne couvre. Aucun fonds de garantie des dépôts ne vous rembourse ; Umbrella ne couvre un déficit que dans la limite de ce qui y est mis en jeu.
Pourquoi mon retrait est-il refusé alors que mon solde est là ?
Parce que l’argent est prêté : seul ce qui n’est pas emprunté peut sortir. Le 19 avril 2026 à 14 h, il restait 5 297 USDC disponibles sur le marché principal d’Ethereum (notre lecture de la chaîne).
Quel facteur de santé est « sûr » ?
Aucun, selon Aave lui-même. Avec de l’ETH en garantie, un facteur de 2 tient jusqu’à une baisse d’environ 50 %, un facteur de 1,34 jusqu’à environ 25 % (notre calcul) ; et la dette grossit chaque seconde.
Aave est-il agréé MiCA ?
Non. Selon notre lecture, MiCA ne vise ni un service « entièrement décentralisé », ni le prêt de cryptos (considérants 22 et 94). Seule Push, la rampe euros de l’appli d’Aave Labs, est agréée, pour son seul service.
Un dépôt d’USDC sur Aave est-il imposable ?
Au 18 octobre 2026, nous n’avons trouvé ni texte ni doctrine officielle propres au dépôt sur Aave, à l’aUSDC, aux intérêts ni à la liquidation : selon notre lecture, le dépôt ressemble à un échange sans soulte, en sursis, sans que rien le confirme ; gardez la preuve de chaque opération. Un amendement au budget 2027, adopté par l’Assemblée le 16 octobre 2026, rendrait imposables à partir du 1er janvier 2027 les échanges contre un jeton de monnaie électronique comme l’USDC ou l’EURC ; selon notre lecture, rien ne dit qu’il viserait un dépôt sur Aave. Au 22 octobre 2026, le texte n’était pas définitif : vote de la première partie reporté au 3 novembre (si elle est rejetée, le texte part au Sénat sans l’amendement), puis vote de l’ensemble et Sénat.



