L’essentiel : Une couche 2 (layer 2) exécute les transactions à côté d’Ethereum et s’appuie sur lui pour les régler ; un rollup y publie aussi ses données. Une chaîne latérale, elle, fonctionne indépendamment d’Ethereum, sans y publier ses données. Du 16 au 17 octobre 2026, une transaction médiane coûtait 0,0016 $ sur Base, contre 0,026 $ sur Ethereum (growthepie). En échange : un opérateur unique qui ordonne les transactions, des retraits vers Ethereum qui peuvent prendre une semaine, et, sur les plus grands réseaux, un conseil de sécurité capable, seul ou avec l’équipe du réseau, de changer les règles sans délai.
Pourquoi Ethereum a besoin de couches 2
Ce qu’est Ethereum et comment se calcule le gas, nos articles sur Ethereum et sur les frais de gas l’expliquent ; si vous débutez, commencez par le parcours Crypto 101. Ici, on va plus loin : comment marchent les couches 2, ce qu’elles coûtent, ce qu’on y risque.
Au départ, un compromis : « Le trilemme des chaînes de blocs stipule qu’une architecture simple de chaîne de blocs ne peut atteindre que deux de ces trois propriétés » (ethereum.org), décentralisée, sécurisée, évolutive. Ethereum a choisi les deux premières : du 16 octobre 2026 à 4 h au 17 octobre à 8 h UTC, il a traité 19 transactions par seconde en moyenne, Base 97 (notre calcul sur les données de growthepie). C’est l’usage, pas un plafond : le 17 octobre au matin, ses blocs n’étaient remplis qu’à 51 % en moyenne (notre relevé de 1 024 blocs).
D’où le pari de Vitalik Buterin, en octobre 2020 : tout miser sur les rollups, « all-in on rollups » (feuille de route). Le 3 février 2026, il a durci le ton : relier à Ethereum un réseau très rapide par un simple pont multisignature, « then you are not scaling Ethereum », a-t-il écrit, cité par CoinDesk. Une couche 2 vaut ce que vaut son lien avec Ethereum.
Rollup, validium, chaîne latérale : qui hérite de quoi
« Couche 2 » recouvre des réseaux très différents. Pour L2BEAT, le site qui les suit un par un, un rollup tire d’Ethereum son consensus et la disponibilité de ses données : chacun peut reconstituer son état depuis Ethereum. Si les données sont gardées ailleurs, c’est un validium (un optimium pour un rollup optimiste), où « users can have their funds frozen » si leurs gardiens les retiennent (ethereum.org). Une chaîne latérale, avec ses propres validateurs, ne publie sur Ethereum ni ses changements d’état ni ses données de transaction : « they do not inherit Ethereum’s security properties » (ethereum.org).
| Famille, selon L2BEAT | Exemples | Valeur sécurisée | Projets |
|---|---|---|---|
| Rollups optimistes | Base, Arbitrum One, OP Mainnet | 28,65 Md$ | 10 |
| Rollups ZK | Mantle, Starknet, Linea, ZKsync Era | 3,79 Md$ | 11 |
| « Other » (preuves incomplètes ou trop peu de contestataires) | Polygon PoS | 8,29 Md$ | 60 |
| Validiums et optimiums (données hors d’Ethereum) | Celo | 0,28 Md$ | 3 |
Le plus gros des « Other » est Polygon PoS, une chaîne latérale dont « the proof system isn’t fully functional » : selon sa fiche sur L2BEAT, des validateurs malhonnêtes pourraient y retirer tous les fonds bloqués. « Hériter de la sécurité d’Ethereum » ne vaut que pour un rollup, et encore, selon qui peut le modifier.
Comment fonctionne un rollup : séquenceur, données, preuves
Vos transactions passent d’abord par un séquenceur, qui les ordonne et les regroupe ; sur Base, il n’y en a qu’un (L2BEAT). Sa confirmation immédiate est provisoire : une « soft finality » qui « depends on the Sequencer behaving honestly », écrit Arbitrum. Le règlement vient quand les données sont publiées et validées sur Ethereum.
Ces données partent dans des « blobs », créés en mars 2024 par l’EIP-4844 : 131 072 octets chacun, conservés au moins 18 jours environ, puis effaçables. Le 17 octobre 2026, de 7 h 03 à 10 h 29 UTC, les blocs en portaient 3,75 en moyenne pour une cible de 14, selon notre relevé de 1 024 blocs : de la place, donc un prix bas. Glamsterdam, la prochaine mise à jour, doit rendre plus cher le calldata, l’autre voie de publication (EIP-7976) ; elle n’avait pas de date pour le réseau principal au 16 octobre 2026 (Ethereum Foundation).
Un rollup optimiste (Base, Arbitrum One, OP Mainnet) présume ses lots valides et laisse un délai pour contester une fraude ; un rollup ZK (Starknet, Linea, ZKsync Era) joint une preuve de validité, vérifiée sur Ethereum. ZK ne veut pas dire confidentiel, précise ethereum.org. Si le séquenceur vous censure, un bon rollup vous laisse imposer votre transaction par Ethereum, avec un délai (tableau plus bas) ; sur Linea, « there is no mechanism », selon L2BEAT.
Revenir sur Ethereum : un délai propre à chaque réseau
Entrer sur une couche 2 par le pont officiel se compte en minutes (« roughly 15-30 minutes » sur Arbitrum One, selon son pont) ; en sortir, parfois une semaine :
| Réseau | Type | Retrait par le pont officiel |
|---|---|---|
| OP Mainnet | optimiste | 7 jours de contestation |
| Base | optimiste | 5 jours, ou 1 jour avec deux preuves (TEE et ZK) |
| Arbitrum One | optimiste | « 7-8 days » selon son pont |
| ZKsync Era | ZK | 1 jour depuis le 8 octobre 2026 selon L2BEAT ; « 3 hour minimum » selon sa documentation |
| Starknet, Linea, Scroll | ZK | pas de délai ajouté selon L2BEAT, une fois la preuve vérifiée |
Pourquoi une semaine ? C’est « the maximum period of time an adversary could delay Ethereum before social intervention », explique Arbitrum. Les ponts « rapides » ne la raccourcissent pas : ils vous avancent l’argent contre une commission. Ils « do not shorten the protocol’s canonical finalization window », écrit Base.
Les stades de L2BEAT : qui peut changer les règles
Un rollup reste un logiciel que quelqu’un peut modifier. Les stades de L2BEAT disent qui : au stade 0, quelques entités ; au stade 2, le code seul ; au stade 1, un conseil de sécurité d’au moins 8 membres, dont il faut corrompre 75 % pour bloquer un retrait, mais qui « is allowed to instantly upgrade Stage 1 rollups ». Seul le stade 2 garantit 30 jours entre l’annonce d’une mise à jour et son application, sauf bug prouvé : c’est la « fenêtre de sortie », le temps de partir. Et les stades mesurent la décentralisation, « not in terms of security ».
| Réseau | Valeur sécurisée | Stade | Transaction forcée par Ethereum |
|---|---|---|---|
| Base | 15,52 Md$ | 1 | 12 h au plus |
| Arbitrum One | 10,50 Md$ | 1, en révision | 1 jour au plus |
| OP Mainnet | 2,00 Md$ | 1 | 12 h au plus |
| Starknet | 0,59 Md$ | 1 | possible à inscrire, pas à imposer |
| Linea | 0,35 Md$ | 0 | aucun mécanisme |
| ZKsync Era | 0,29 Md$ | 0 | possible à inscrire, pas à imposer |
| Scroll | 0,04 Md$ | 0 | 7 jours au plus |
Au total, 71 % de la valeur sécurisée est au stade 1, presque rien au stade 2 ; Base, Arbitrum One et OP Mainnet en pèsent 68 % (notre calcul). Pour ces trois-là, L2BEAT ne relève aucune fenêtre de sortie face à une mise à jour du conseil de sécurité (sur Base et OP Mainnet, signée avec Coinbase ou la fondation Optimism) : elle peut s’appliquer avant que vous ayez pu partir. Arbitrum One laisse 10 jours pour une mise à jour ordinaire. Sur Base, un multisig peut aussi suspendre les retraits : trois mois au plus, sauf prolongation, sans limite, par Coinbase et le conseil. Starknet, au stade 1, a des contrats essentiels qui « can be upgraded by an EOA », par une seule adresse. Scroll est retombé au stade 0 le 1er juin 2026.
Ce qui a déjà mal tourné
Ces pouvoirs ont déjà servi. En juin 2024, après le piratage de l’application Velocore, Linea a arrêté son séquenceur et censuré les adresses du pirate (The Block). Elle promettait de ne plus le pouvoir une fois le réseau mûr ; au 17 octobre 2026, elle est toujours au stade 0. Le 13 avril 2025, une clé d’administration compromise a frappé 111 881 122 jetons ZK, et Matter Labs a filtré les transactions du pirate : « Era is currently operating as a Stage 0 rollup, which made this measure possible » (Matter Labs).
Côté pannes : 33 minutes d’arrêt sur Base le 5 août 2025, plus de quatre heures et demie sur Starknet le 5 janvier 2026, avec 18 minutes d’activité annulées.
Kelp DAO : un conseil qui déplace des fonds
Le 18 avril 2026, environ 292 millions de dollars sont dérobés sur le pont de Kelp DAO, qui ne s’appuyait que sur un seul vérificateur (Chainalysis). Dans la nuit du 20 au 21 avril, le conseil de sécurité d’Arbitrum gèle 30 766 ETH du pirate sur Arbitrum One : une mise à jour d’un contrat lui permet d’envoyer ces fonds, en se faisant passer pour le pirate, vers une adresse d’où seule la gouvernance d’Arbitrum pourra les libérer (message du conseil). Sur le même forum : « ETH was moved on Arbitrum without the user’s consent ». En mai, les délégués d’Arbitrum ont approuvé la libération de ces ETH, avec environ 91 % des voix, et une juge fédérale de New York a autorisé leur transfert à Aave LLC, pour l’effort de remboursement DeFi United, sans éteindre les droits de créanciers qui détiennent des jugements contre la Corée du Nord (The Block). Un conseil qui peut geler les fonds d’un pirate peut techniquement geler ceux de n’importe qui.
Les ponts, cible préférée des pirates
« Bridges account for the top three biggest hacks in DeFi », rappelle ethereum.org ; au 2 août 2022, Chainalysis comptait 2 milliards de dollars volés en 13 piratages de ponts, la plupart en 2022, année où les ponts pesaient jusque-là 69 % des fonds volés. À notre avis, préférez le pont officiel du réseau, plus lent mais sans intermédiaire de plus.
Combien coûte une couche 2
Médianes relevées par growthepie du 16 octobre 2026 à 4 h au 17 octobre à 8 h UTC, en dollars (médiane des 29 médianes horaires, notre calcul) :
| Réseau | Transaction médiane | Envoi d’ETH | Échange de jetons |
|---|---|---|---|
| Ethereum | 0,026 $ | 0,0057 $ | 0,051 $ |
| Base | 0,0016 $ | 0,0003 $ | 0,0033 $ |
| Arbitrum One | 0,0044 $ | 0,0010 $ | 0,011 $ |
| OP Mainnet | moins de 0,0001 $ | 0,0001 $ | moins de 0,0001 $ |
| Starknet | 0,0062 $ | non publié | non publié |
| zkSync Era | 0,018 $ | 0,011 $ | 0,023 $ |
| Linea | 0,022 $ | 0,011 $ | 0,029 $ |
Les données coûtent peu : un blob revenait à 0,0008 à 0,0019 $, environ 0,0011 $ en médiane, le 17 octobre de 7 h 03 à 10 h 29 UTC (notre calcul : prix relevé sur des nœuds publics, ETH à 2 433 $). Le reste, c’est la couche 2 qui le fixe. Elle n’est d’ailleurs pas toujours moins chère : un envoi d’ETH coûtait environ 0,011 $ sur zkSync Era et Linea, près du double d’Ethereum.
Les plateformes fixent aussi leur prix, et le changent. La grille de Kraken, lue le 19 octobre 2026, demandait 0,00016 ETH pour un retrait sur Ethereum (0,00014 deux jours plus tôt), 0,00015 sur Arbitrum, Base ou Optimism, rien sur Ink, son propre rollup, 0,001 sur Linea et 0,003 sur zkSync Era ; Bitpanda, 0,0006 sur Ethereum et moitié moins sur Arbitrum, Base ou Optimism, le même jour. Notre article sur le gas en donne la valeur en euros au 16 octobre 2026.
Utiliser une couche 2 depuis la France
Le plus simple : retirer directement sur la couche 2 voulue depuis votre plateforme, sans pont. Kraken et Bitpanda le proposent pour l’ETH sur Arbitrum, Base et Optimism ; nos avis sur Kraken, Bitpanda et Coinbase détaillent leurs agréments et leurs frais.
Dans un portefeuille, inutile en général de saisir un réseau à la main : chez MetaMask, certains sont activés d’office, d’autres s’ajoutent depuis la liste des réseaux supplémentaires. Méfiez-vous des listes toutes faites : MetaMask ne tient pas les informations de Chainlist. Gardez aussi un peu d’ETH sur la couche 2 elle-même : il faut « des ETH natifs sur le réseau Arbitrum pour couvrir vos frais de transaction », rappelle Ledger. Voyez aussi notre avis sur MetaMask.
Reste l’erreur de réseau : même adresse, soldes différents, comme l’explique notre article sur Ethereum. Vers une plateforme, c’est elle qui décide. Chez Kraken, sur le mauvais réseau, « vos fonds ne seront pas crédités » ; une tentative de récupération coûte par exemple 200 € pour des jetons non pris en charge sur un réseau pris en charge, 500 $ pour des actifs non répertoriés sur un réseau non pris en charge (« Les frais peuvent changer »), avec « Aucune garantie de récupération ». Coinbase « ne peut pas récupérer les fonds » perdus ainsi.
Et les impôts ?
Passer vos ETH sur une couche 2 par le pont officiel ne les échange ni contre des euros, ni contre un bien ou un service. Aucun texte ni aucune doctrine ne traite des ponts, à notre connaissance au 17 octobre 2026. Selon notre lecture, le passage lui-même ne devrait pas être imposable : même vu comme un échange entre cryptos, ce serait un échange sans soulte, donc en sursis (BOFiP, § 80). Reste le gas payé en ETH : le même BOFiP (§ 70) voit dans des frais payés en cryptos « la contrepartie d’un service fourni au cédant » et « une opération imposable » ; il ne les met en sursis qu’avec un échange sans soulte, et rien ne dit ce qu’il en est d’un simple transfert. Sans certitude ; voyez notre article sur les impôts.
Les jetons ARB, OP, ZK et STRK : faut-il en avoir ?
Beaucoup de couches 2 ont leur jeton, qui paie rarement les frais :
| Jeton | Réseau | À quoi il sert | Frais payés en |
|---|---|---|---|
| ARB | Arbitrum One | vote de la DAO | ETH |
| OP | OP Mainnet | vote de la gouvernance | ETH |
| ZK | ZKsync Era | vote | ETH |
| STRK | Starknet | frais, staking, vote | STRK |
| LINEA | Linea | ni frais ni vote | ETH |
| POL | Polygon PoS | frais, enjeu des validateurs | POL |
| aucun | Base | sans objet | ETH |
Sur Starknet, les frais « can only be paid with STRK » depuis le 1er septembre 2025, et le jeton « is not intended to serve as an investment », selon sa documentation. Base n’a pas de jeton au 17 octobre 2026, mais son créateur, Jesse Pollak, a annoncé en septembre 2025 que le réseau étudiait l’idée d’en créer un (CoinDesk). Coinbase prévient que « scammers may be offering or sending fake Base tokens » (page de 2023, toujours en ligne). Un jeton « Base » reçu sans rien demander est un piège : voyez notre article sur le phishing.
Notre avis : sur Arbitrum One, Base, OP Mainnet, Linea et ZKsync Era, l’ETH suffit. Acheter leur jeton, c’est parier sur un réseau, alors que de nouveaux jetons peuvent encore arriver : jusqu’à 2 % de plus par an pour ARB et pour OP, des déblocages jusqu’en mars 2027 pour STRK, qui prévoit aussi une inflation, et jusqu’en juin 2028 pour ZK, dont l’offre peut être relevée par un vote. Ce n’est pas un passage obligé, et ce n’est pas un conseil d’achat.
Et Bitcoin ? Lightning, Liquid et sBTC
Bitcoin a aussi ses couches 2. Lightning n’est pas une modification de Bitcoin, mais, selon sa spécification, « a layer-2 protocol for off-chain bitcoin transfer by mutual cooperation » : deux personnes ouvrent un canal par une transaction sur Bitcoin, s’échangent des paiements hors de la chaîne, et chacune peut le fermer seule. Contrepartie : « monitoring the blockchain is required » (BOLT 5), pour que l’autre ne le ferme pas seule à son avantage. Notre article sur Lightning Network détaille son fonctionnement.
Liquid, de Blockstream, est une chaîne latérale tenue par une fédération d’entreprises : 15 nœuds, dont 11 au moins doivent signer chaque bloc. Le 6 septembre 2026, un bug y a créé « approximately 4,000 LBTC with no bitcoin behind it », convertis en vrais bitcoins en 36 minutes environ ; au 23 septembre, « approximately 602 BTC remain outstanding » (Blockstream), et au 17 octobre 2026, les sorties vers Bitcoin « remain paused » (liquid.net).
Le sBTC de Stacks repose, lui, sur une quinzaine de signataires (Stacks). Notre lecture : seul Lightning vous laisse récupérer vos bitcoins sur Bitcoin sans faire confiance à un groupe, à condition de surveiller la chaîne.
Questions fréquentes
Mes ETH sur Base sont-ils aussi sûrs que sur Ethereum ?
Pas tout à fait. Base publie ses données sur Ethereum et vous laisse y forcer une transaction, avec 12 heures de délai au plus selon L2BEAT. Mais un seul séquenceur ordonne les transactions, et Coinbase et un conseil de sécurité, ensemble, peuvent mettre à jour ses contrats sans préavis. À notre sens, c’est plus sûr qu’une chaîne latérale, moins qu’Ethereum lui-même.
Pourquoi mon retrait vers Ethereum prend-il plusieurs jours ?
Sur un rollup optimiste, le retrait officiel attend la fin d’une période de contestation : 7 jours sur OP Mainnet, 5 sur Base (1 jour avec deux preuves), 7 à 8 annoncés sur Arbitrum One, au 17 octobre 2026. Un pont tiers peut vous avancer l’argent contre une commission, sans raccourcir ce délai.
Faut-il acheter ARB ou OP pour utiliser ces réseaux ?
Non. Sur Arbitrum One, OP Mainnet, Base, Linea ou ZKsync Era, les frais se paient en ETH ; ARB et OP servent surtout à voter. Starknet fait exception : ses frais se paient en STRK.
Passer mes ETH sur une couche 2, est-ce imposable ?
Aucune règle n’est publiée sur les ponts, à notre connaissance au 17 octobre 2026. Selon notre lecture, un passage par le pont officiel ne devrait pas être imposable : vous ne vendez rien, et un échange entre cryptos sans soulte est en sursis. Les frais payés en ETH sont plus incertains : le BOFiP voit en principe dans des frais payés en cryptos une opération imposable. Pour des montants importants, posez la question à l’administration.
Une couche 2 est-elle toujours moins chère ?
Non. Du 16 au 17 octobre 2026, envoyer de l’ETH coûtait environ 0,011 $ sur zkSync Era et Linea, près du double d’Ethereum, selon growthepie. Et chez Kraken, le 19 octobre 2026, retirer de l’ETH sur zkSync Era coûtait 0,003 ETH, contre 0,00016 sur Ethereum.
Glamsterdam rendra-t-il les couches 2 inutiles ?
Rien ne le dit. L’Ethereum Foundation la présente comme une étape de la montée en charge d’Ethereum lui-même, et elle doit rendre le calldata plus cher, ce qui pousserait les couches 2 vers les blobs. Elle n’avait pas de date pour le réseau principal au 16 octobre 2026.



