Aller au contenu

Test & avis · VPN

Bloc #4950

Surfshark : avis et guide complet

Publié le Mis à jour le 15 min de lecture

Sommaire

    L’essentiel : Surfshark est un bon VPN pour un détenteur de cryptos qui veut protéger ses connexions hors de chez lui sans se ruiner : appareils illimités, non-journalisation vérifiée par Deloitte, Kill Switch sur toutes les plateformes, plus de 75 serveurs en France. Son vrai prix est celui du renouvellement : 84,24 € TTC par an pour la formule Starter, après un premier paiement de 80,68 € pour 27 mois. Il ne rend pas anonyme, et ne doit jamais servir à atteindre une plateforme fermée aux Français.

    Surfshark en bref

    Surfshark
    SociétéSurfshark B.V., Amsterdam (Pays-Bas) ; groupe Nord Security (NordVPN) depuis 2022
    Droit du contratÎles Vierges britanniques, sous réserve des règles impératives de votre pays
    ServeursPlus de 4 500 dans 100 pays, dont plus de 75 en France (Paris, Bordeaux, Marseille), en mémoire vive
    ProtocolesWireGuard, IKEv2, OpenVPN ; Dausos, le protocole maison, sur Mac seulement
    AppareilsIllimités
    AuditsNon-journalisation : Deloitte 2023 et 2025 ; sécurité : Cure53, SecuRing
    Prix (Starter, TTC)80,68 € pour 27 mois, puis 84,24 € par an ; 19,74 € en mensuel
    Remboursement30 jours, première souscription seulement
    Paiement en cryptoOui, sur le site (CoinGate, 11 cryptos), pas depuis le mobile
    SupportChat et e-mail 24 h sur 24, pas de téléphone
    Relevé du 4 octobre 2026.

    Qui est derrière Surfshark ?

    Surfshark est né en 2018 en Lituanie. Le contrat est aujourd’hui signé avec Surfshark B.V., société néerlandaise établie à Amsterdam, qui applique le RGPD à tous ses clients. Détail qui surprend : ses conditions d’utilisation restent régies par le droit des îles Vierges britanniques, « les mêmes [lois] que celles qui étaient en vigueur avant notre déménagement aux Pays-Bas », sous réserve des règles impératives du pays où vous résidez. Un client français garde donc les protections du droit de la consommation français.

    Surfshark n’est plus indépendant : il a fusionné avec Nord Security, la maison mère de NordVPN, début 2022. Les deux marques restent autonomes, avec des infrastructures séparées, selon Surfshark. Le groupe Surfshark s’est depuis diversifié dans la protection des données personnelles : Incogni, Ironwall, Optery (rachetée en septembre 2026) et Saily.

    Ce que Surfshark apporte quand on détient des cryptos

    Un VPN chiffre votre connexion jusqu’à son serveur et montre aux sites l’adresse IP de ce serveur au lieu de la vôtre. Pour un détenteur de cryptos, c’est utile dans trois cas : sur un Wi-Fi qui n’est pas le vôtre (gare, hôtel, café), pour ne pas exposer son adresse IP aux sites et services qu’on consulte, et pour bloquer une partie des pages piégées. Voici les fonctions de Surfshark qui servent vraiment, d’après sa liste par plateforme mise à jour le 2 octobre 2026.

    • Kill Switch : coupe Internet si le VPN décroche, pour que rien ne passe en clair. Disponible partout, Linux compris. À activer d’emblée.
    • Bypasser : exclut du tunnel les applications ou les sites de votre choix. C’est la bonne réponse aux plateformes qui n’aiment pas les changements d’adresse : laissez leur application hors du VPN. Sur iPhone, Android, Windows, Mac et dans l’extension.
    • Serveurs statiques : la même adresse IP à chaque connexion, ce qui évite d’alerter les contrôles de sécurité d’une plateforme. Une IP dédiée existe aussi, en option payante ; les conditions de Surfshark préviennent qu’elle peut relier votre activité à votre compte.
    • CleanWeb : bloque publicités, traqueurs, logiciels malveillants et pages d’hameçonnage, dès la formule Starter. Contre les faux sites de portefeuilles et de plateformes, c’est un filet de plus, qui ne dispense pas de vérifier l’adresse (voir comment se protéger des différents types de hack).
    • Alert (formules One et One+) : surveille les fuites de votre adresse e-mail, de vos cartes bancaires et de vos pièces d’identité. Une fuite de données chez une plateforme est souvent le prélude à un hameçonnage ciblé.
    • Alternative ID : une adresse e-mail masquée et une identité générée, pour les inscriptions qui ne méritent pas votre vraie adresse. Jamais pour une plateforme régulée, qui vérifie votre identité.

    Une fonction est à éviter avec une plateforme : IP Rotator, qui change d’adresse IP toutes les 5 à 10 minutes sans couper la connexion. Elle risque de faire tomber une session en cours, comme on va le voir.

    Ce que disent les plateformes

    Kraken ne cite pas les VPN dans ses conditions pour l’Espace économique européen, mais interdit d’accéder à un service qui n’est pas proposé là où vous vous trouvez. Son aide conseille même, sur un Wi-Fi public, un VPN « payant et reconnu », les VPN gratuits pouvant enregistrer ou revendre vos données. Deux précautions : un changement d’adresse IP en cours de session peut provoquer le message « Session invalide », et l’approbation d’un nouvel appareil peut échouer si les deux appareils ne sortent pas par la même adresse : même serveur VPN sur les deux, ou VPN coupé sur les deux.

    Coinbase ne cite pas non plus les VPN dans son contrat européen ; il exige de résider dans un pays où ses services sont proposés. Binance, elle, interdit noir sur blanc (clause 25.5 de ses conditions) d’utiliser un VPN pour contourner une restriction géographique, et ne sert plus les résidents français depuis le 1er juillet 2026 (voir Binance en France).

    Notre règle : le VPN protège votre connexion, il ne change pas votre pays. Avec une plateforme, connectez-vous à un serveur situé en France, ou excluez son application du tunnel ; ne vous en servez jamais pour atteindre un service fermé aux Français : vous enfreindriez ses conditions, et c’est votre compte, avec vos cryptos dessus, qui risquerait d’être bloqué.

    Avec Surfshark, le plus simple est donc de choisir l’un de ses serveurs en France (plus de 75, à Paris, Bordeaux et Marseille), en serveur statique si possible, ou de placer l’application de la plateforme dans le Bypasser.

    Ce qu’il ne fait pas

    Surfshark l’écrit lui-même dans la page consacrée aux cryptos : « Non, un VPN ne permet pas d’être anonyme en ligne ». Le VPN voit votre adresse e-mail et votre moyen de paiement ; les plateformes connaissent votre identité, vérifiée à l’inscription ; et chaque transaction reste inscrite sur une blockchain publique. Surtout, un VPN ne protège ni vos clés privées, ni un compte dont le mot de passe a fuité : la double authentification et un portefeuille matériel restent la vraie défense (voir aussi nos 6 conseils pour sécuriser vos actifs).

    Confidentialité : audits, serveurs et transparence

    Surfshark promet de ne pas enregistrer ce que vous faites. Le cabinet Deloitte l’a vérifié deux fois, en 2023 puis en 2025. Le rapport de 2025 (norme ISAE 3000, assurance raisonnable) mérite d’être lu pour ce qu’il dit : il décrit la situation sur une période donnée, du 14 mai au 10 juin 2025, et porte sur les serveurs VPN standard, à IP statique et MultiHop. L’infrastructure de streaming, le site et la sécurité physique sont hors de son périmètre.

    Ce que Surfshark garde, selon ce rapport : votre adresse e-mail, votre mot de passe chiffré et des données de facturation. L’identifiant de l’utilisateur et l’heure de connexion sont effacés 15 minutes après la fin de la session. Les serveurs tournent entièrement en mémoire vive : rien n’est écrit sur un disque, et tout s’efface au redémarrage.

    Le reste de la sécurité a été audité lui aussi : le nouveau protocole Dausos par Cure53 en mars 2026 (aucune faille critique ni élevée dans le protocole), l’infrastructure réseau par SecuRing en décembre 2025 (aucune faille critique, une moyenne) et les applications par SecuRing au printemps 2025.

    Le rapport de transparence d’avril à juin 2026 montre ce que vaut la promesse face à la justice : 33 demandes d’administrations et un mandat d’un tribunal d’Amsterdam, dans une enquête pénale. Surfshark dit n’avoir transmis que l’existence du compte et les informations de paiement, et aucune donnée d’activité. C’est exactement ce qu’on attend d’un VPN sans journaux, et c’est aussi un rappel : le paiement, lui, identifie.

    L’incident de septembre 2026

    Surfshark a publié le 9 septembre 2026 un rapport d’incident. Une activité suspecte est repérée le 31 août ; l’accès est confirmé et le serveur isolé le 2 septembre ; la remédiation se termine le 5. La cause est une erreur humaine : un serveur de test interne, mal configuré, exposé à Internet. L’intrus a pu consulter des binaires et des configurations internes, des identifiants de compilation présents dans l’historique du code (tous changés depuis) et un serveur proxy.

    Selon Surfshark, aucune donnée d’utilisateur ni aucun service VPN n’a été touché : ni clés, ni identités, ni adresses IP, ni trafic. Personne ne l’a vérifié de façon indépendante (BleepingComputer le relevait), et Surfshark a annoncé un audit de son infrastructure, dont nous attendons les résultats. Notre lecture : un incident sérieux par sa cause, mais traité vite et raconté en détail, ce qui est à mettre à son crédit.

    Formules et prix réels

    Surfshark vend trois formules. Toutes comprennent le VPN sur un nombre illimité d’appareils, CleanWeb, le Bypasser et Alternative ID. Attention : la page des prix affiche les montants hors taxes. Les prix ci-dessous sont ceux qu’un particulier français paie, TVA de 20 % comprise, d’après les données de cette même page.

    Formule (TTC)2 ans (27 mois)Puis, chaque année
    Starter80,68 € (2,99 €/mois)84,24 €
    One90,40 € (3,35 €/mois)105,56 €
    One+145,48 € (5,39 €/mois)126,89 €
    Prix relevés le 4 octobre 2026 sur la page des prix de Surfshark (données TTC).

    Les autres durées coûtent plus cher au mois : 61,02 €, 64,62 € et 134,82 € pour un an (15 mois, renouvelé ensuite au même prix annuel que ci-dessus), 19,74 €, 22,74 € et 26,22 € en mensuel.

    • Starter : le VPN et ses fonctions. Suffisant pour protéger ses connexions.
    • One : ajoute un antivirus, Alert (fuites d’e-mails, de cartes et de pièces d’identité) et la protection contre les SMS et e-mails frauduleux.
    • One+ : ajoute Incogni, qui demande aux courtiers en données d’effacer vos informations (disponible en France). La garantie contre l’usurpation d’identité de cette formule ne vaut qu’aux États-Unis.

    Le piège est dans le renouvellement. La formule de 2 ans est payée une fois pour 27 mois, puis se renouvelle automatiquement chaque année au prix plein : 84,24 € pour Starter, soit 7,02 € par mois au lieu de 2,99 €. Surfshark prévient par e-mail avant chaque renouvellement d’un abonnement de plus d’un mois. Notez la date, et décidez avant elle de rester ou de résilier (dans votre compte, ou par e-mail au support).

    La garantie de remboursement court 30 jours, pour une première souscription seulement : un abonnement déjà renouvelé n’est pas remboursé. Acheté sur l’App Store ou Google Play, le remboursement passe par Apple ou Google. Un essai gratuit de 7 jours existe aussi, converti ensuite en abonnement payant, mais ses conditions varient d’une page de Surfshark à l’autre : la garantie de 30 jours est plus simple.

    Payer en crypto

    Surfshark accepte les cryptos par le prestataire CoinGate : bitcoin, ether, litecoin, solana, XRP, dogecoin et cinq autres. Le paiement se fait depuis le site, pas depuis l’application mobile, et depuis votre propre portefeuille. En cas de remboursement, Surfshark rend l’équivalent en dollars du prix payé, dans la même crypto, au cours du jour : si le cours a monté entre-temps, vous récupérez moins d’unités que vous n’en avez versé.

    Deux remarques. Payer en bitcoin ne rend pas le compte anonyme, puisqu’il garde votre adresse e-mail. Et pour le fisc, payer un service en crypto est une cession : la plus-value éventuelle est imposable dès que le total de vos cessions de l’année dépasse 305 €.

    Applications et fonctions

    Surfshark existe sur Windows, Mac, Linux (avec une interface graphique), Android, iPhone, Apple TV, Android TV et Fire TV, en extension pour Chrome, Firefox et Edge, et sur routeur. Les applications mobiles sont bien notées : 4,7 sur l’App Store (6 904 notes) et 4,6 sur Google Play (311 000 avis, plus de 10 millions de téléchargements).

    Le catalogue bouge vite, et pas toujours dans le bon sens. Dausos, le protocole maison lancé en avril 2026 et protégé contre les futurs ordinateurs quantiques, n’est encore disponible que sur Mac. À l’inverse, Surfshark a arrêté le Smart DNS le 2 février 2026 et retire son moteur de recherche depuis août. Ces deux services n’avaient pas de rôle pour vos cryptos, mais les anciens comparatifs les mettent encore en avant.

    Côté vitesse, la mesure indépendante la plus détaillée que nous connaissions est un comparatif d’AV-TEST de 2025, commandé par Kaspersky, concurrent de Surfshark. Il n’y relève aucune fuite de données, un Kill Switch qui coupe sans délai dans tous les scénarios et des débits descendants supérieurs au gigabit, même vers un serveur à l’étranger. Pour consulter un compte ou passer un ordre, la vitesse n’est de toute façon pas le sujet.

    Service client et réclamations

    Le support répond par chat et par e-mail, 24 heures sur 24, mais pas par téléphone. Le centre d’aide est traduit en français, à quelques articles près. Sur Trustpilot, Surfshark obtient 4,3 sur 5 sur plus de 31 000 avis, avec 9,5 % d’avis à une étoile ; le résumé de Trustpilot relève des plaintes sur le renouvellement automatique et sur le robot de discussion.

    Le renouvellement est la vraie zone de friction. Sur 30 000 avis Google Play des quatre grands VPN depuis début 2026, TechRadar compte 71 % de commentaires négatifs portant sur la facturation chez Surfshark, un peu moins que chez NordVPN (83 %). Aux États-Unis, une action collective déposée en juillet 2025 lui reproche des renouvellements sans consentement ; nous n’en connaissons pas l’issue.

    Points forts et points faibles

    Points forts

    • Appareils illimités, dès la formule la moins chère.
    • Non-journalisation vérifiée deux fois par Deloitte, serveurs en mémoire vive, audits de sécurité récents.
    • Kill Switch sur toutes les plateformes, Bypasser pour laisser une plateforme hors du tunnel.
    • Plus de 75 serveurs en France, pour garder une adresse française.
    • Rapport de transparence trimestriel, incident de 2026 raconté en détail.
    • Paiement en crypto possible.

    Points faibles

    • Prix affichés hors taxes, et un renouvellement qui fait plus que doubler le prix mensuel.
    • Contrat régi par le droit des îles Vierges britanniques.
    • Incident de septembre 2026 sans vérification indépendante à ce jour.
    • Dausos réservé au Mac ; Smart DNS et moteur de recherche abandonnés.
    • Pas de support par téléphone, plaintes nombreuses sur la facturation.

    Surfshark ou NordVPN ?

    Les deux appartiennent au même groupe, Nord Security, mais restent des produits distincts, avec leurs propres serveurs et applications. Surfshark joue la carte du prix d’entrée et des appareils illimités. Notre avis sur NordVPN, et la comparaison avec les autres options, sont dans notre guide des VPN pour les détenteurs de cryptos.

    Notre avis

    Surfshark est un choix solide pour un détenteur de cryptos qui veut un VPN audité, simple, utilisable sur tous ses appareils, sans payer le prix fort la première fois. Pour cet usage, la formule Starter suffit : le Kill Switch, le Bypasser et CleanWeb y sont. One ne vaut le supplément que si l’antivirus et la surveillance des fuites vous manquent ailleurs ; One+ n’a d’intérêt que pour Incogni.

    Deux réserves tiennent notre enthousiasme. Le prix réel est celui du renouvellement, 84,24 € par an pour Starter : à comparer à ce prix-là, pas au 2,99 € de l’affiche. Et l’incident de septembre 2026 appelle la publication de l’audit promis. Enfin, rappelons-le : Surfshark protège votre connexion, il ne rend pas anonyme, et il ne doit jamais servir à ouvrir une plateforme fermée aux Français.

    Surfshark est-il fiable quand on détient des cryptos ?

    Pour ce qu’un VPN sait faire, oui : chiffrer la connexion sur un réseau qui n’est pas le vôtre, cacher votre adresse IP aux sites visités, bloquer des pages d’hameçonnage. Sa politique de non-journalisation a été vérifiée deux fois par Deloitte (2023 et 2025) et ses serveurs tournent en mémoire vive. Il ne protège en revanche ni vos clés, ni votre compte d’une plateforme : ce sont la double authentification et un portefeuille matériel qui s’en chargent.

    Combien coûte vraiment Surfshark ?

    La formule Starter de 2 ans coûte 80,68 € TTC pour 27 mois, soit 2,99 € par mois. Elle se renouvelle ensuite chaque année à 84,24 € TTC, soit 7,02 € par mois. En mensuel, comptez 19,74 € TTC par mois. La page des prix de Surfshark affiche les montants hors taxes : la TVA de 20 % s’y ajoute.

    Peut-on payer Surfshark en bitcoins ?

    Oui, depuis le site (pas depuis l’application mobile), par le prestataire CoinGate, en bitcoin et dans dix autres cryptos. Ce n’est pas un paiement anonyme : votre compte garde votre adresse e-mail. Et en France, payer un service en crypto est une cession imposable, exonérée tant que le total de vos cessions de l’année ne dépasse pas 305 €.

    Peut-on utiliser Surfshark avec Kraken, Coinbase ou Binance ?

    Avec Kraken et Coinbase, oui, depuis un serveur situé en France : leurs conditions ne parlent pas des VPN, mais interdisent d’accéder à un service qui n’est pas proposé là où vous vous trouvez. Binance interdit expressément le VPN pour contourner ses restrictions, et ne sert plus les résidents français depuis le 1er juillet 2026.

    Surfshark rend-il anonyme ?

    Non, et Surfshark le dit lui-même dans sa page consacrée aux cryptos : aucun VPN n’est anonyme à 100 %. Le VPN connaît votre adresse e-mail et votre moyen de paiement, les seules données qu’il a transmises à la justice néerlandaise en avril 2026. Et une transaction sur une blockchain publique reste visible de tous.

    Surfshark et NordVPN, est-ce la même société ?

    Le même groupe : Surfshark a fusionné avec Nord Security, la maison mère de NordVPN, en 2022. Les deux marques restent autonomes, avec des infrastructures séparées, selon Surfshark. Elles ne sont donc pas des concurrentes au sens où l’entendaient les comparatifs d’il y a quelques années.

    Conclusion

    Notre verdict

    Surfshark est un choix solide pour protéger ses connexions sur tous ses appareils : nombre illimité dès la formule Starter, non-journalisation vérifiée deux fois par Deloitte, Kill Switch partout et serveurs en mémoire vive. Deux réserves : son prix réel est celui du renouvellement, 84,24 € TTC par an, et l’incident de septembre 2026 attend encore l’audit promis.

    • Note globale

      4,0/5

      détenteur de cryptos. Deux réserves le gardent juste sous NordVPN : un prix qui fait plus que doubler au renouvellement, et une intrusion de septembre 2026 dont le bilan, sans conséquence pour les utilisateurs selon Surfshark, n’a pas encore été vérifié de façon indépendante.

    • Confidentialité

      4,0/5

      Non-journalisation vérifiée par Deloitte en 2023 et en 2025, sur les serveurs standard, à IP statique et MultiHop. Face au mandat d’un tribunal d’Amsterdam, Surfshark dit n’avoir livré que l’existence du compte et le paiement. Réserves : deux audits seulement, et un contrat régi par le droit des îles Vierges britanniques.

    • Sécurité

      4,0/5

      Serveurs en mémoire vive, Kill Switch sur toutes les plateformes, audits récents de Cure53 (Dausos) et de SecuRing (réseau) sans faille critique ; selon AV-TEST, aucune fuite. Mais en septembre 2026, un serveur de test mal configuré a laissé un intrus consulter des binaires et des identifiants internes, et Dausos, son protocole post-quantique, reste réservé au Mac.

    • Vitesse

      4,0/5

      Dans un comparatif d’AV-TEST de 2025, commandé par Kaspersky, un concurrent, Surfshark dépasse le gigabit en débit descendant, même vers un serveur à l’étranger. C’est la mesure indépendante la plus détaillée que nous connaissions, mais elle est seule et date : note mesurée. Pour consulter un compte ou passer un ordre, la vitesse n’est de toute façon pas le sujet.

    • Applications

      4,5/5

      Applications pour Windows, Mac, Linux, Android, iPhone, Apple TV, Android TV et Fire TV, extensions et routeur, sur un nombre illimité d’appareils. Notes de 4,7 sur l’App Store et de 4,6 sur Google Play. Le Bypasser laisse une plateforme hors du tunnel, iPhone compris. Revers : Dausos sur Mac seulement, Smart DNS et moteur de recherche abandonnés.

    • Prix

      4,0/5

      La formule Starter coûte 80,68 € TTC pour 27 mois, puis 84,24 € chaque année : 7,02 € par mois au lieu de 2,99 €, pour un nombre illimité d’appareils. Le mensuel, à 19,74 €, est cher. La page des prix affiche des montants hors taxes, et la garantie de 30 jours ne vaut que pour une première souscription. Paiement en crypto possible.

    • Service client

      3,5/5

      Chat et e-mail 24 heures sur 24, pas de téléphone. Sur Trustpilot, 4,3 sur 5 et 9,5 % d’avis à une étoile, avec des plaintes sur le renouvellement et le robot de discussion. TechRadar relève sur Google Play 71 % de commentaires négatifs portant sur la facturation, et une action collective vise ses renouvellements aux États-Unis.